GLOOMER2000 : « Gloomy, un micro-mémoire en 60 pages » (FRENCH)

Avant-propos

Salut,

Ce micro-récit est un assemblage de fragments de ma vie, non pas une histoire linéaire avec un début, un milieu et une fin heureuse. Je me suis accrochée à ces vieux moments, ces souvenirs vivaces qui persistent, et je les utilise désormais comme fil conducteur. Des jours sombres où l’on croit que la lumière ne reviendra jamais, aux instants où le soleil brille et où l’on se dit : « Ça y est ! » Et puis, le même cycle se répète, car c’est ainsi que va la vie. La lumière peut se transformer en ombre en un clin d’œil… et inversement.

J’ai créé des outils pour m’orienter dans ma vie, sujet par sujet, organisés chronologiquement. Pas d’application sophistiquée, juste ma chaîne YouTube : gloomer2000. Vous pouvez y choisir votre approche. Choisissez votre voie :

  • Obscurité → Lumière : Vidéos → « les plus anciennes en premier » (attention : contenu brut).
  • Lumière → Obscurité : Vidéos → « les plus récentes en premier » (plus soignées).

https://www.youtube.com/@Gloomer2000/videos

La vitesse est obtenue en choisissant un ordre « de l’ombre à la lumière » (les vidéos les plus anciennes en premier), permettant ainsi d’observer l’évolution des thèmes et de dévoiler le processus de transformation. En tant que producteur, je tisse intentionnellement une toile d’impulsions subliminales dans ma musique : derrière chaque son, chaque effet et chaque mélodie se cache une pensée soigneusement placée, une invitation inconsciente qui guide doucement l’auditeur vers la guérison.

Pour la planète, j’intègre des fréquences planétaires, inspirées des vibrations cosmiques, qui transmettent un message d’harmonie avec la Terre : « Se connecter à toute vie, rétablir l’équilibre, nourrir la nature », encourageant ainsi, de manière subliminale, la conscience écologique et le bien-être collectif. Dans mes créations, la musique devient alors un guide invisible, un outil alchimique qui oriente inconsciemment le corps, l’esprit et la planète vers l’unité et la guérison.

Au cours des 25 dernières années, j’ai publié plus de 560 vidéos en ligne, toutes mes productions musicales, des morceaux bruts, des expérimentations, des podcasts, du soutien à d’autres artistes, des moments qui me sont restés en tête.

Lisez attentivement les descriptions, vraiment. Elles vous guideront, si vous leur faites confiance. Utilisez ensuite la loupe pour saisir des mots-clés. Et voilà ! Vous trouverez les articles qui vous correspondent, là où vous devez être.

Si la musique n’est pas votre tasse de thé, pas de souci. Tout le monde n’a pas envie d’écouter des morceaux pendant des heures pour en saisir toutes les subtilités. C’est pourquoi j’ai compilé pour vous une version texte de toute cette histoire YouTube. Juste des mots sur un écran. Allez y jeter un œil sur messagefromone.blog. Vous y trouverez le récit complet, comme une sorte de journal intime ou de feuille de route à travers un chaos/ordre qui a presque duré toute une vie.

La navigation est simple : utilisez la loupe en haut à droite pour trouver ce que vous cherchez, ou explorez les catégories du menu principal. Vous trouverez ainsi les contenus qui vous conviennent sans avoir à parcourir des vidéos.

Ce livre peut compléter ce micro-récit autobiographique, ou être utilisé indépendamment. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux.

C’est comme explorer mes pensées à la lumière d’une lampe torche et d’une boussole. Essayez, en parallèle de ce texte. Peut-être cela comblera-t-il les lacunes, ou en créera-t-il de nouvelles.

Tiens bon,

Jan

________________________________________________

Chapitre 1 :

D’où je viens

En 1971, j’avais trois ans et un terrible mal de tête. J’ai demandé à ma mère si elle pouvait ressentir ma douleur. Elle a répondu : « Je ne peux pas. » Alors, sans réfléchir, j’ai répliqué : « D’où je viens, je peux. » Il y a eu un moment de silence. Mais pour moi, ce fut le premier instant où j’ai compris que quelque chose clochait. C’est peut-être là que tout a commencé. Ou peut-être est-ce précisément à ce moment-là que j’ai réalisé que le monde avait déjà perdu son lien.

J’étais encore toute petite quand je me demandais si Saint-Nicolas, le Père Noël et les cloches de Pâques existaient vraiment. Je me disais : un cheval ne peut pas traverser les toits, et encore moins tous les toits du monde en une seule nuit ! Ou encore : les rennes ne volent pas. Et : comment fonctionne le système de descente des cloches de Pâques ? Quand ma sœur m’a dit de remercier Saint-Nicolas en criant fort dehors… Eh bien, assise sur ses genoux sales, elle a réussi à me dire que je me disputais souvent avec elle. Elle savait tout, comme son Zwarte Piet (Pierre le Fouettard). Alors oui, il y avait des « entités » qui pouvaient lire dans mes pensées.

J’ai dû revoir mon jugement quand mon père m’a dit qu’il s’était rasé la moustache et la barbe et qu’il s’était maquillé comme Pete. Je ne savais plus quoi penser.

Et puis, ce matin-là, à six heures, en allant aux toilettes, j’ai vu mes parents cacher des œufs dans le jardin. J’ai alors décidé d’enquêter, car on me mentait délibérément. Que le monde a été secoué en 1971 par le choc Nixon, et que le système économique actuel, pourri, s’est mis en place à ce moment-là, comme il l’est encore… Est-ce que cela a un rapport ?

________________________________________________

Chapitre 2 :

Père et Tables Sombres

J’ai toujours été un petit garçon plutôt rondouillard, depuis ma plus tendre enfance. Un ventre proéminent, des joues rondes comme des pommes. Ça ne me dérangeait pas du tout. Je mangeais tout ce qui me tombait sous la main, même si mon père m’obligeait à faire des régimes pendant toute mon enfance et mon adolescence. Mon père voyait les choses autrement. Mes camarades de classe aussi. « Gros lard », m’insultaient-ils pendant la récréation, ou pire. Je le ressentais des deux côtés : les brutes à l’extérieur et les reproches silencieux à l’intérieur. Mais bon, j’étais un enfant. J’essayais de ne pas y prêter attention.

Aujourd’hui, des années plus tard, je ne veux plus le voir comme un tyran. Non, vraiment. Je le vois comme un porteur de lumière, un guide qui m’a forcé à devenir plus fort, à percer le chaos pour en découvrir la vérité. Car quelque part dans ce désordre se cachait une leçon. Mais bon sang, ce qu’il nous a fait, à toute la famille, dépasse l’entendement. Ce n’était pas un scénario de film, pas un drame exagéré. C’était notre quotidien. Et pour le comprendre, je dois le démêler, dans les moindres détails, sinon il restera un traumatisme.

Prenez les repas, par exemple. On avait des règles strictes, comme du fer. Tu faisais tomber tes couverts pendant le dîner ? Tu rampais sous la table pour les ramasser et tu finissais ton assiette à genoux, au milieu des miettes. Je me souviens de la rougeur qui me montait aux joues, des regards de ma sœur et de ma mère. Et puis, il y avait cette autre punition : manger avec les chiens. Oui, vraiment. On s’asseyait par terre, l’assiette sur les genoux, et les dalmatiens remuaient la queue à côté de nous, attendant des miettes, pas vraiment.

« Apprends à être humble », disait papa d’une voix rauque. La peur régnait en maître à la maison. Chacun marchait sur des œufs, au sens figuré comme parfois au sens propre, car « le sol était astiqué à l’extrême ».

Quand il rentrait du travail, on le sentait dans l’air. Nous, maman, ma sœur et moi, nous mettions à frissonner. « Bonsoir », marmonnions-nous, en espérant une soirée tranquille. Mais souvent, ce n’était pas le cas. Des objets volaient dans tous les sens. Une délicieuse tarte aux fraises que maman venait d’acheter, projetée contre le mur, sans raison apparente. Ou le sapin de Noël, balancé à travers la maison dans un accès de rage.

Et Maman… on lui a pris ses clés de voiture. Papa vérifiait le compteur kilométrique sans relâche. Je me demandais comment elle pouvait supporter ça. Après sa mort en 2005, trop prématurée, trop soudaine, j’ai trouvé un vieux document. Il disait qu’elle était alcoolique. Je n’en savais rien. Elle ne sentait jamais l’alcool, elle se comportait toujours normalement. Oui, elle a été internée en psychiatrie un nombre incalculable de fois. À la maison, elle restait souvent des jours au lit, faisant semblant de dormir, mais je pensais que c’était à cause des médicaments. Les cris de Papa, la tension dans la maison… c’était forcément ça le problème, pas une bouteille. Ou peut-être les deux. Je ne sais toujours pas.

Ces années m’ont façonnée, m’ont laissé des cicatrices que je tente aujourd’hui de panser. Mon père comme guide ? Sans aucun doute : il m’a appris que la lumière n’est pas toujours douce, qu’elle surgit parfois à travers des fissures, brutale et inattendue. Mais l’obscurité qu’il a semée est encore ancrée en moi. Et pourtant, me voici, à écrire pour m’en libérer. Ou pour la comprendre. L’un ou l’autre.

Puis vint la communion de ma cousine, les tables croulant sous les croquettes, les gâteaux, tout le tralala. Papa m’a dit : « Aujourd’hui, tu peux manger tout ce que tu veux. » Je l’ai regardé, abasourdie. « Vraiment ? » ai-je lâché, le cœur battant la chamade. « Enfin », ai-je pensé, « une journée sans pleurnicheries. » J’ai rempli mon assiette des choses les plus délicieuses, comme de la mousse au chocolat. Pour la première fois, je me suis sentie libre, savourant chaque bouchée.

Quelques instants plus tard, papa m’a appelée dehors, dans le coin tranquille près de la grange. Son visage était dur, sans la moindre trace de ce sourire si rare. « Enfonce ton doigt dans ta gorge », a-t-il ordonné. « Crache tout. Maintenant. » J’ai cligné des yeux, sans comprendre tout de suite. Mais il a répété. Alors je l’ai fait, tremblante, les larmes aux yeux. J’ai eu la nausée et j’étais terriblement honteuse. Est-ce que lire ces choses vous donne la nausée ? Moi, encore. Mais bizarrement, je repense à cette époque avec une sorte de joie. De la joie ? Oui, parce que c’était l’enfer ; ça a fait de moi ce que je suis : forte, avec un estomac à toute épreuve.

Ma sœur et moi ? Une relation pour le moins conflictuelle, comme vous vous en doutez. On se disputait sans cesse, pour un rien ou pour tout et n’importe quoi. Papa en a profité pour nous donner une leçon. Un jour, après une dispute mémorable dont on ignore la raison, il nous a enfermées dans ma chambre. Pendant trois ou quatre jours. Porte verrouillée, pas de télé, pas de jouets. Et pour couronner le tout : des toilettes de camping dans un coin. J’ai donc vu ma sœur faire ses besoins, et elle a fait de même avec moi. Aucune intimité, aucune échappatoire. Un véritable enfer. Mais aujourd’hui, avec le recul, je me dis : « Peut-on aller aussi loin ? » Car sortir de ce gouffre m’a appris quelque chose sur la fraternité, sur la survie en équipe.

Et puis, il y avait ces voyages annuels à la foire de Hasselt. C’était le clou du spectacle, du moins c’est ce qu’on croyait. Mon Dieu, j’avais tellement hâte ! Papa avait emmené sa maîtresse, mais juste au moment de franchir l’entrée, la garce s’est plainte d’un mal de tête. « On rentre », a dit papa sèchement. Ma sœur et moi, on a boudé comme des gamines, parce que putain, on en rêvait depuis des semaines. Papa l’a remarqué et a grogné : « Ah, vous faites la tête ? Attendez de voir quand on sera à la maison. »

Toujours dans l’attente de l’horreur qui allait se produire, c’était comme ça.

De retour à la maison, la fête était finie. Il nous a ordonné de nous agenouiller dans le salon, une lourde pile de livres maintenue au-dessus de nos têtes. Trois heures d’affilée. Les bras tremblants, les genoux écorchés par terre. Nous étions complètement épuisés ! Se forger du courage, oui, être capable de tout endurer, telle était sa devise. Son enfer était notre forge : j’en suis ressorti aussi solide que l’acier.

Et puis ce matin-là. À six heures, je poursuivais un moustique agaçant dans la chambre. Papa l’a entendu et a fait irruption, le visage sombre. Ma punition : me lever, enfiler un jogging et filer dehors. « On va marcher jusqu’à ce que tu vomisses. » Et oui, j’ai vomi, détestant chaque pas, bien sûr. Mais bon, ça m’a permis de garder la forme, ça m’a obligée à persévérer. Une leçon de patience, ou de non-violence, enfin bref. La logique de papa était un puzzle incomplet, auquel je n’étais absolument pas préparée.

Les souvenirs restent vifs comme une lame émoussée, même après toutes ces années. J’avais quatorze ans. La séparation fut un soulagement, une libération de la tension suffocante qui régnait à la maison. Ma mère voulait nous emmener, ma sœur et moi, loin de mon père. Il avait d’autres projets. « On verra bien chez qui les enfants resteront », avait-il dit. Et puis, soudain, les voilà : deux cyclomoteurs rutilants, flambant neufs, un appât qui faisait battre nos cœurs à tout rompre. Le choix fut vite fait. Trop vite.

Mon père savait exactement comment me manipuler. « J’espère que ta mère sera enterrée au plus vite », disait-il presque tous les jours, les yeux brillants d’une conviction malsaine, « comme ça je pourrai enfin devenir prêtre. » Il avait déjà passé neuf ans à étudier la Bible, ses paroles empreintes d’une mission sacrée qui ne faisait que m’effrayer. J’avais environ dix ans quand, endoctriné par sa haine, j’ai imaginé un plan pour « faire quelque chose » à ma propre mère, pour la tuer. Un enfant, la tête pleine de pensées sombres qui n’auraient jamais dû être les miennes. Heureusement, ce n’est resté qu’un fantasme d’enfant, un scénario qui ne s’est jamais concrétisé. Mais la honte, elle, est restée.

Des années plus tard : une voix dans ma tête, plus sage désormais, tenta de me réconforter. « Tu étais jeune, dit la voix, prise au piège des manipulations des adultes. Ce scooter, ces mots… ce n’étaient pas des choix sincères, mais des armes pour acheter ma loyauté. »

Enfin, il y avait les dimanches après-midi, qui enveloppaient mon enfance d’une lourde couverture. Ma sœur et moi restions assises des heures durant, tandis que mon père nous plongeait dans les récits bibliques. Chaque verset était accompagné de son explication détaillée, un sermon qui ressemblait davantage à une obligation qu’à une révélation. Ses paroles emplissaient la pièce, mais mes pensées vagabondaient, étouffées par la répétition incessante de ses dogmes. Après ce qui me parut une éternité, je n’en pouvais plus. « Je vais aux toilettes », murmurai-je, dans une tentative désespérée de m’échapper, de respirer quelques minutes hors de son emprise étouffante.

Sa réaction fut fulgurante. « Tu n’as pas besoin d’aller aux toilettes », lança-t-il sèchement, d’une voix tranchante et impitoyable. Il avait raison : ce n’était pas ma vessie qui me faisait envie. C’était mon âme qui aspirait à un instant de paix, à un bribe de liberté. Mais lorsque je levai les yeux, son regard croisa le mien, perçant, comme s’il lisait en moi comme à travers mon crâne, disséquant mes pensées.

À cet instant, j’en étais convaincu : mon père, lui aussi, pouvait lire dans mes pensées. Cette certitude s’est immobilisée comme une pierre froide dans ma poitrine, une peur que seul un enfant peut ressentir face à une autorité omnisciente.

C’est ainsi que j’ai grandi, prisonnière d’un monde imprégné d’un catholicisme extrémiste, où la foi était à la fois un bouclier et une épée. Mais il y avait aussi des lueurs d’espoir : une résilience tranquille, une capacité à chercher un sens, même dans le chaos de mon enfance. Ces dimanches après-midi m’ont façonnée, d’une manière que je cherche encore à comprendre, oscillant entre honte et force, entre rébellion et réconciliation. Je me sens incroyablement forte en écrivant ces lignes.

Le harcèlement extérieur n’était pas un jeu. C’était une guerre. Chaque jour, j’allais à l’école à vélo, et elles étaient là : un groupe de filles, avec des nattes et des sourires forcés. Elles bloquaient la route avec leurs vélos. La fille de droite commençait à compter : « Un… deux… trois… » Et puis le chœur éclata : « MOBY DICK ! MOBY DICK ! MOBY DICK ! » Elles faisaient référence à la baleine blanche du vieux roman de Melville, cette histoire épique, presque oubliée, de 1851, qui raconte l’histoire du capitaine Achab et de sa chasse folle à une baleine grasse qui finit par le dévorer.

Mais pour moi, j’étais cette baleine. Trop grosse, trop audacieuse, trop différente, trop visible. Une cible. Mais ça a suffi. Je suis descendue de mon vélo et j’ai foncé droit sur celle qui m’avait agressée. Ma main s’est tendue et je l’ai frappée à la joue. Le lendemain, j’étais assise devant la directrice. « Tu n’as pas le droit de me frapper », a-t-elle dit d’une voix ferme, mais pas agressive. J’ai acquiescé. Elle m’a regardée et a dit : « Je comprends. » Le harcèlement ouvert a cessé. Mais la guerre a continué en secret. Et de façon plutôt grossière, d’ailleurs.

Un jour, un garçon m’a enfoncé la tête dans un tas de fourmis rouges. J’ai hurlé, je me suis débattue et j’ai couru jusqu’à chez moi. Ma mère m’a emmenée chez le médecin. Après ça… je ne me souviens plus. Un flou de démangeaisons, de pommade et de colère. Et puis, chose étrange : ce même garçon est devenu mon meilleur ami. Et parfois, quand nous étions silencieux, il me regardait d’une façon que je reconnaissais. Comme s’il savait tout. Comme si, comme mon père, il pouvait lire dans mes pensées. Et très subtilement, avec un clin d’œil. Non pas pour me taquiner, mais pour dire : Je te vois. Vraiment.

À cet âge-là, il est presque impossible de tout comprendre.

________________________________________________

CHAPITRE 3 :

Le contraire

Le jour de mes onze ans, tout a basculé. Ma sœur m’a offert le premier album de Black Sabbath, les fondateurs du metal. Les riffs puissants, et surtout la voix d’Ozzy, m’ont complètement subjugué. Les paroles m’ont rapidement fait réfléchir : « Pourquoi ne pas essayer l’inverse de ce que je fais d’habitude ? » Grâce à Black Sabbath, une nouvelle Jan est née. En septembre de la même année, j’ai commencé une année préparatoire au collège catholique de Heusden, une décision prise par mon père. L’internat, super. Dans la gueule du loup, loin de la maison.

Ce matin-là, ma mère me prit par la main et me traîna devant le miroir. « Regarde-moi ce grand gaillard ! Pourquoi tu le laisses toujours te faire ça ? » Ces mots me transpercèrent comme un fer. Puis nous partîmes pour la nouvelle école. Tous les élèves étaient rassemblés dans la grande cour de récréation. Soudain, un garçon s’approcha de moi et cria : « Hé, le gros ! » Je lui demandai calmement ce que faisait son père. « Il est pilote », répondit-il, surpris. « Ah », répliquai-je, « alors tu vas suivre ses traces. » Je m’approchai de lui, sentis sa peur, lui pris les deux mains et me mis à tournoyer rapidement. Quand nous eûmes assez de vitesse, je le lâchai. Il vola sur au moins six mètres et atterrit lourdement sur le béton dur. Tout le monde regardait. À partir de ce moment, beaucoup tremblaient en me voyant. C’est une vieille histoire : la victime devient le bourreau. Et quel bourreau ! Pendant ce temps, je continuais d’écouter Black Sabbath. Pour toujours.

Aux alentours de mon douzième anniversaire, Ozzy Osbourne s’est lancé en solo et a sorti l’album « Blizzard of Ozz ». Un chef-d’œuvre pour beaucoup. Le sixième morceau de ce LP s’intitulait « Mr. Crowley ». Pour ceux qui ne connaissent pas Crowley :

Aleister Crowley (1875-1947) était un occultiste, écrivain et mystique britannique, célèbre pour ses pratiques ésotériques, sa magie et son mode de vie controversé. Il se faisait souvent appeler « La Grande Bête » et fonda le mouvement religieux Thelema, basé sur le credo « Fais ce que tu veux sera toute la Loi ». Crowley est considéré comme une figure influente, bien que controversée, de la tradition ésotérique occidentale et a inspiré d’innombrables artistes, musiciens et écrivains.

Non seulement Ozzy, mais moi aussi, avons été fascinés par cette étrange « entité ». Je me suis donc plongé dans des sujets comme l’occultisme, les phénomènes paranormaux, le mysticisme, l’ésotérisme, la Wicca, les sociétés secrètes, etc. Mon esprit, cependant, réclamait Satan. C’était l’opposé de ce que mon père m’avait appris. Je connaissais déjà la Bible. Je suis devenu un imbécile et un sataniste profondément religieux.

J’ai soigneusement choisi mes amis au lycée : deux membres d’un mouvement de jeunesse d’extrême droite appelé VMO, tous deux incroyablement déterminés et concentrés sur leurs idéaux. Un punk, anarchiste, bien sûr, et B., un autre métalleux aux idées d’extrême droite. Ensemble, nous étions invincibles et maintenions tout le lycée « sous contrôle ».

En réalité, nous n’étions qu’une bande de brutes, dont j’étais le chef. Chaque jour, je priais Satan de commettre les pires atrocités. Pendant nos soirées libres, nous écoutions toujours les vinyles les plus violents ou les plus sataniques que je pouvais trouver. Jouer au bowling avec des chaises, c’était amusant. C’était encore plus amusant quand on tabassait les pauvres « volontaires chinois ». « Si vous vous mettez à pleurer, on arrête de vous frapper », oh, je sonnais comme le Dr Mengele, l’Ange de la Mort.

________________________________________________

CHAPITRE 4 :

Entre peur et rébellion

Chez moi, entre ces murs, je tremblais souvent de peur, mais dehors, tout était différent. Mon attention fut attirée par une fascination morbide : la torture des animaux, aussi pitoyable que cela puisse paraître aujourd’hui. Mon père possédait une carabine longue, une carabine soigneusement réglée, avec laquelle j’avais le droit de faire des expériences. Têtards, grenouilles, poissons, canards. Aucun animal n’était à l’abri. Avec une curiosité macabre, presque comme un petit Dr Mengele, j’étudiais leurs réactions à mes actes cruels. Je sais mieux maintenant, mais à l’époque, j’avais appris à l’école que les animaux ne ressentaient pas la douleur, et j’y croyais.

Je ne manquais de rien. Mon père me comblait de cadeaux coûteux, comme la toute première console de jeux Vortex, un objet précieux pour le pur plaisir qu’elle procurait. Le samedi était un jour de travail : le matin, je m’occupais de la facturation de son entreprise, l’après-midi, je tondais la pelouse et désherbai. Ensuite, mon père inspectait tout méticuleusement, allongé sur le ventre, à la recherche du moindre défaut. Si mon travail était bon, je recevais 1 000 francs, soit l’équivalent d’environ 25 euros, une fortune à l’époque. S’il n’était pas bon, je n’avais pas le droit de sortir le soir. C’est pourquoi mon travail était toujours bon.

Pendant ce temps, ma mère vivait avec sa propre mère, son frère et sa femme, qui tenaient ensemble une librairie-papeterie. Le dimanche, quand elle était seule, je me faufilais dans le magasin. Je cachais secrètement des magazines érotiques, des cigarettes et des bonbons sous mon pantalon. À l’école, je partageais mon butin avec les pensionnaires qui, on s’en délectait, bien entendu. Presque tous les lundis, je rapportais de nouvelles choses : un ordinateur de traduction, un dictaphone ou d’autres gadgets. Mes amis étaient particulièrement friands des derniers albums de Black Sabbath, d’Ozzy Osbourne ou d’autres groupes de métal.

Un jour, une femme de ménage a trouvé un magazine érotique sous le matelas d’un camarade. Naturellement, j’ai été convoqué, et mon père aussi. On m’a accusé de diffuser de la pornographie, soi-disant « avec l’accord de ma mère », ce qui a ensuite été confirmé par une lettre adressée au notaire de mon père. Pendant la confrontation, j’ai ouvert un magazine et, d’un ton sarcastique, j’ai pointé du doigt l’une des photos les plus explicites. « Père, avouez-le : ce n’est pas de la pornographie, c’est du sexe. D’où le terme “livre érotique”. » Le prêtre a rougi de honte et est resté silencieux. Le silence a persisté. Mon père est rentré chez lui en voiture, envoyant des lettres remplies de mensonges à son notaire, ou à qui que ce soit d’autre.

Cet automne-là, papa m’a traîné chez le proviseur, serrant contre lui l’un de mes biens les plus précieux : Melissa de Mercyful Fate, un disque légendaire qui fait fondre le cœur de n’importe quel métalleux. Il a lancé l’accusation : « Mon fils est sataniste ! » Il a commencé à lire des extraits des paroles : « Je suis né dans un cimetière… » et d’autres passages de ce métal sombre et épique. De l’art pur, si vous voulez mon avis. Le proviseur a écouté, mais quand papa est parti, il m’a regardé et m’a dit avec un clin d’œil : « Ne t’en fais pas, fiston. » Apparemment, Satan m’avait donné carte blanche.

Un cauchemar m’attendait à la maison. Une fumée âcre s’élevait du jardin et, en m’approchant, je l’ai vu : un tas fumant de mes trésors. Papa avait mis le feu à toutes mes cassettes audio, 270 trésors soigneusement collectionnés, des années de travail, ma collection de métal dans laquelle j’avais mis tout mon cœur. Même mon Walkman flambant neuf, pour lequel j’avais vendu tous mes jouets et mes BD aux puces, gisait là, tordu par les flammes. Quel sale coup !

La colère me submergeait. Papa était là, dans la cuisine, comme si de rien n’était. Dans ma tête, une voix sombre murmurait, une sorte de maître qui m’encourageait : « Il mérite de mourir pour ça. » Je me suis précipité dans sa chambre, j’ai attrapé le fusil chargé sous le lit et je suis retourné en catimini à la porte de la cuisine. « Tire-lui dessus », a sifflé une voix. « Achève-le. » Mais j’ai pensé : « Si tu fais ça, tu en subiras les conséquences toute ta vie. » Une autre pensée m’a traversé l’esprit : « Tire-lui dans les genoux, qu’il boite pour le restant de ses jours. » Pourtant, quelque chose s’est brisé en moi. Le chagrin m’a envahi. Pourquoi a-t-il fait ça ? Avait-il vraiment une raison, au fond de lui ? J’ai reposé le fusil et je suis retourné dans ma chambre. Là, seul, en silence, j’ai laissé couler mes larmes. Puis j’ai appelé la police, mais papa m’avait devancé. Il avait déjà raconté sa version des faits. Un policier a raccroché : « Ne croyez pas que vous êtes si fort et si grand que vous pouvez tout faire. » Quelle gifle !

J’ai fréquenté cet établissement pendant neuf ans. Une année préparatoire et deux redoublements : voilà mon parcours. En sixième année, on m’a élu, Dieu seul sait pourquoi, « ministre de l’Intérieur ». Semer la terreur ? J’excellais dans ce domaine. Mais organiser quoi que ce soit de convenable ? N’y pensez même pas. Mon avenir était jonché d’un désordre des plus répugnants, dont j’étais peut-être responsable, sans même m’en rendre compte.

________________________________________________

CHAPITRE 5 :

Chapeau Noir, Arts Sombres

L’école était finie. Adieu à ce gros type qui pouvait vomir sur commande. Adieu à celui qui avait passé six week-ends à suivre des cours d’hypnose, à étudier le Tarot de Thoth de Crowley, à s’essayer à la magie noire, à expérimenter la radiesthésie, à étudier la Kabbale et à explorer le monde des Illuminati et autres voies obscures.

J’ai radicalement changé de vie. J’ai dû perdre du poids car j’avais été enrôlé comme soldat d’infanterie à Spich, en Allemagne. Fusilier d’assaut, chair à canon, casquette noire. Juste en dessous de la casquette rouge des parachutistes. L’entraînement était infernal. Mon père, bien sûr, s’y est délecté, ce que j’ai d’ailleurs apprécié cette fois-ci. Marcher jusqu’à en avoir envie de vomir (!), des jours sans dormir, porter des hommes par une chaleur de 34 degrés avec un sac à dos lourd et un masque à gaz qui vous suffocait le visage. Marcher vingt-quatre kilomètres en montée, et ainsi de suite. Je tenais souvent ma position car j’étais guide : le plus costaud, toujours en tête. En tant que tireur d’élite, je ne portais aucun poids supplémentaire, mais les plus petits, à l’arrière, trimballaient de lourdes munitions.

Intimidation ou insultes ? Rien de tout cela. Le premier jour, nous, les bleus, les petits nouveaux, devions subir un « baptême ». La consigne était simple : enfiler des gants de boxe, monter sur le ring et se battre jusqu’à ce que l’adversaire supplie d’arrêter. Je me suis lancé à corps perdu et j’ai assommé d’une rage folle un gars qui allait devenir mon meilleur ami. « Arrête… arrête, s’il te plaît ! » a-t-il hurlé. Je me suis fait un nom sur-le-champ.

La seule chose qui m’a vraiment peiné, c’est de ne pas pouvoir sortir de « la fosse » sans aide, un profond trou en béton dans le camp d’entraînement d’où il fallait se hisser seul. Heureusement, mes camarades de section n’ont pas rechigné et m’ont aidé à sortir.

Et là, c’est devenu vraiment marrant. Enfin, je crois. Pendant les deux derniers mois de mon service militaire, mon pote et moi avons été promus responsables de la cantine. Ça a l’air relax, mais c’était un boulot de dingue. Heureusement, on compensait en engloutissant des montagnes de Mexicanos tout juste sortis du four et en buvant des seaux de bière. Vu mon gabarit, il aurait fallu vider une brasserie entière pour me saouler. Du moins, à l’époque.

Mais c’est là que les ennuis ont commencé. La nuit, je somnambulais dans la caserne, et mes camarades devaient régulièrement me tirer de mon « sommeil », généralement à coups de poing ou de poussée, parce que je faisais pipi sur leurs rebords de fenêtre, par exemple. Imaginez un peu : vous vous réveillez, vous sortez du lit et vous plongez les pieds dans une flaque d’urine. De quoi vous énerver pour moins que ça. Chaque nuit, j’errais, urinant dans les endroits les plus improbables, sur les objets les plus étranges. Jusqu’à ce que, tenez-vous bien, j’urine sur la porte du commandant de compagnie. Le lendemain, j’ai été traîné directement dans un service psychiatrique à Cologne. Deux semaines parmi des types qui ne parlaient que français.

Je n’y comprenais rien, malgré six ans de cours de français avec cette prof qui ne pouvait pas me supporter. Je ne l’aimais pas non plus, d’ailleurs. Le diagnostic de mon séjour ? « Stress ». Mouais. Ma première rencontre avec la psychiatrie, mais certainement pas la dernière, comme vous pouvez l’imaginer.

Après ces deux semaines, je pensais : enfin à la maison, le calme et la tranquillité ! Eh bien non. Au lieu de cela, nous avons dû nous précipiter à Büren pour garder des armes nucléaires. J’ai jeté mon sac à dos et mon sac de couchage à l’arrière du camion, mais je l’ai vu partir avant même que j’attende. Il faisait moins 14 degrés Celsius, et j’étais le dernier à me glisser à l’arrière, l’endroit le plus froid, évidemment. Le trajet, dans un convoi interminable, a duré quatorze heures. Les mots me manquent pour décrire le froid que j’ai ressenti.

À Büren, j’ai été examiné par un médecin. « Hypothermie sévère », a-t-il dit. Le remède ? Trois jours entiers au lit, sous une montagne de couvertures. C’est ce que j’ai fait. Après une série de missions totalement inutiles à Büren, nous étions enfin partis pour de bon, du moins je l’espérais. En route, j’ai jeté mes vêtements militaires et mes os par la fenêtre de la voiture. Hourra pour la liberté ! J’étais ivre mort ! Satan, lui, rôdait toujours dans l’ombre.

Cette nuit-là, dans mon lit, quelque chose s’est brisé. Aucun diable ne me promettait une « belle vie », j’avais enfin percé à jour ce mensonge. Et puis : BAM ! Je me suis redressé d’un bond. Ma voix a déchiré le silence : « DIEU ! » Une vague de chaleur, non pas douce, non pas réconfortante, mais vivante, vibrante, a envahi chaque cellule de mon être. Pas de barbe. Pas de trône. Pas de porte. Ce que j’ai découvert, c’était une pure structure. Des fréquences qui vibraient comme la lumière. Des algorithmes qui se déployaient en dimensions infinies. Des couleurs que je n’avais jamais vues. Des nombres qui pulsaient, des symboles qui tournaient comme des clés. C’était comme retrouver une langue que j’avais oubliée. Plus de croyance. Plus de doute. Seulement la certitude. Et oui, je pouvais avancer un temps. Mais désormais avec une carte qui n’était plus sur papier.

________________________________________________

CHAPITRE 7 :

UN ANGE EN ENFER ?

J’ai eu 21 ans, j’ai bossé comme DJ dans deux disquaires et j’ai rejoint un club où on faisait la fête jusqu’au bout de la nuit tous les samedis. Les boissons étaient à volonté et j’étais souvent le conducteur désigné, parce qu’il fallait bien que quelqu’un s’assure que tout le monde arrive sain et sauf. Mon meilleur ami, « den Dikke » (Le Gros), était petit et maigre. Dehors, sur le parking, il a allumé un joint. « C’est quoi ça ? » ai-je demandé, naïf comme un gamin. « De l’herbe », a-t-il répondu sèchement. Mon monde s’est écroulé. C’était ça, c’était pour ça que j’avais vécu pendant des années. Des panneaux le long de l’autoroute : « DROGUE, NON MERCI ». Pour moi, c’était l’inverse ; je voulais y consacrer ma vie. « Laisse-moi fumer », ai-je dit. Il a hoché la tête. « Vas-y. » Quelques virées à Maastricht plus tard, il m’a demandé : « Tu as essayé l’huile de haschisch ? Tu vas devenir accro, je te préviens. » « Pas de problème », ai-je répondu. Je voulais plus fort, plus intense, plus profond.

Il a étalé de la poudre brune sur du papier aluminium, a approché une flamme en dessous, a aspiré les vapeurs avec un tube de fortune, les a retenues longuement, puis a expiré. Du chinois, disaient-ils. J’ai suivi le mouvement. Un coup de massue. Vomissements sur l’asphalte, pas une seule goutte d’urine à sortir. Le lendemain : une grippe décuplée, le corps en feu, l’esprit en cendres. Accro ? Sans aucun doute.

J’allais tous les jours à Maastricht pour me procurer de l’huile de haschisch. Au bout de deux semaines, le gros type m’a dit : « Je t’ai menti, c’est de l’héroïne. Je t’avais prévenu. » Ça ne m’a pas dérangé. L’héroïne sonnait comme un passeport pour les ténèbres, et j’y suis entré. Ma mère a eu un cancer et s’est retrouvée à l’hôpital. Sans nourriture chinoise : insupportable. Avec de la nourriture chinoise : un jeu d’enfant.

J’ai été contrainte de déménager à Runkst car mon père ne supportait plus de me voir dépérir. Une seule chambre, des placards, une cuisine, des toilettes et une douche partagés. Les autres malades se servaient dans les placards, et je mangeais tout ce que je pouvais chaparder au supermarché Aldi en bas de ma fenêtre. Quel désastre ! J’ai perdu mes amis, un à un.

Je me souviens très bien de Kris. J’étais en plein sevrage et je lui avais demandé de me conduire à Maastricht. Il a refusé. Forcément, c’est ce que font les toxicos. Je l’ai enfermé dans sa chambre, j’ai pris ses clés, j’ai acheté une grosse dose d’héroïne et je l’ai prise sur-le-champ. Il s’est converti à l’islam. Je ne l’ai jamais revu.

J’obligeais ma mère à conduire. Pendant que je faisais des emplettes chez les concessionnaires, elle, assise à l’avant, brûlait du papier aluminium et roulait un tube avec un billet de banque. Je la menaçais sans cesse de lui vendre sa télé et je lui volais tout ce que je trouvais. Je lui devais au total 180 000 francs, soit près de 4 500 euros. C’était au début des années 90.

À l’époque, les dealers échangeaient une bouteille de Jack Daniels contre 1,5 gramme d’héroïne. Voler était toujours un pari risqué. La police me connaissait comme leur client habituel ; il leur arrivait de m’arrêter deux fois par jour. Mais les prisons étaient surpeuplées, les cellules débordaient et les juges étaient aux abonnés absents. Alors, j’ai eu droit à un signe de tête, un avertissement, et on m’a laissé partir. Rusé ? Oui. Chanceux ? Non. Juste de la survie.

Un soir, « Gros Dégueulasse » rentra chez lui et trouva sa chambre maculée de sang jusqu’au plafond, éclaboussée par les seringues que les toxicomanes préparaient. Il tremblait, rongé par le manque. Je n’avais pas d’héroïne pour le soulager, alors je lui donnai une poignée d’antalgiques. « Garde la boîte, lui dis-je, tu en as plus besoin. » Il hocha la tête et s’éloigna en titubant, faisant du stop en direction d’Anvers. En pleine nuit.

Le lendemain, je me traînais dans Hasselt, en quête d’un contrat. La police m’arrêta. « Un autre des vôtres s’est fait tuer hier soir. Écrasé sur l’échangeur de Lummen. On l’appelait “Le Gros”. » Je refusais d’y croire. « Je l’ai vu hier soir », dis-je. Pourtant, c’était vrai. Le premier camion l’avait englouti, le second l’avait écrasé. Tout le monde criait au suicide. Je savais la vérité, car « Le Gros » aimait la vie.

Aux funérailles, j’étais tellement défoncé que je me suis allongé sur son cercueil au milieu d’une église bondée. « Pourquoi toi et pas moi ? » ai-je murmuré au bois. Après la cérémonie, j’avais rendez-vous avec le père A., le prêtre qui avait célébré la messe. Pas encore de statue à son effigie ? Ridicule, car il était béni. Nous avons parlé de « Den Dikke », d’héroïne, de l’enfer que nous vivions. Quelque chose en lui s’est brisé, de façon audible. Une semaine plus tard, il a appelé. « Je peux passer ? »

J’ai réuni huit autres toxicos, les seuls que je n’avais pas encore trahis ni volés. Ma chambre était pleine à craquer. Père A. a laissé un mot : « Je suis avec lui. » Il est entré, une bouteille de Cécémel à la main gauche et un paquet de biscuits Prince à la main droite. « Je n’ai pas d’argent », a-t-il répété trois fois, les yeux rivés au sol. Il avait peur de nous. C’est comme ça qu’on l’a rencontré.

Dès lors, il venait régulièrement, chaque semaine ou chaque mois, peu importe. Il apportait toujours des biscuits et du lait chocolaté, et une oreille attentive. Il a aidé deux d’entre nous à se désintoxiquer et a convaincu l’église : « Laissez-moi m’occuper des toxicomanes. » Ils ont donné leur accord, et son travail paroissial était terminé.

Et puis vint ce jour qui changea tout. Je venais de toucher mes allocations, bus depuis Maastricht, les poches pleines à craquer : coke, drogue, herbe, haschisch, champignons. Consommer, c’est une expérience plutôt solitaire. Parce que les toxicos vivent en meute, ils prospèrent en groupe. Consommer seul, c’est malsain ; consommer à plusieurs, c’est survivre. Et là, il était là, adossé à une cabine téléphonique, un gars d’une vingtaine d’années. « Des drogues de luxe ? » demandai-je. « J’ai de tout. » Il hocha la tête sans hésiter et me suivit. Vers ce trou perdu.

On consommait. Des joints de weed et de haschisch, des lignes de coke, de l’héroïne chinoise. Pas besoin de champignons, il a vite perdu la tête, les yeux exorbités, c’était trop. Je l’ai traîné, tout habillé, sous la douche. J’ai repensé à mon père et à ses frasques. Je suis descendu en courant, j’ai sonné, je suis remonté en trombe, j’ai ouvert le robinet et j’ai crié : « Ton père est là ! »

Il était sous le choc, le visage blême, le cœur battant la chamade. Heureusement, l’eau sucrée lui a redonné vie. Mais la plaisanterie persistait, comme un poison dans le sang.

Après ça, je l’ai gardé près de moi. Les cambriolages et les vols ne lui déplaisaient pas ; c’était facile pour lui. J’ai eu la nausée quand il m’a avoué qu’il n’avait que 14 ans. J’étais devenu le monstre. Le jour même, j’ai appelé le père A. Il m’a emmené dans un centre psychiatrique isolé. Deux semaines de désintoxication, le corps en feu, l’esprit en miettes. Puis, sobre, direction une communauté thérapeutique. Et ce type, enfin, a reçu une bonne claque : « Si tu replonges, je te retrouverai et je te tabasserai. »

Fin de l’automne. Début de quelque chose d’autre.

________________________________________________

CHAPITRE 8 :

LE GERME DE L’ORDRE

Je suis entré dans une grande maison ordinaire avec un grand jardin. On m’avait prévenu : ici, on vous brise d’abord, puis on vous reconstruit.

Je connaissais « Ordo ab Chao », expression latine signifiant « l’ordre issu du chaos ». Ce n’était plus un symbole, mais une promesse inébranlable.

Ma première journée a commencé par une virée à vélo jusqu’à la salle de sport. Le groupe est parti, et j’étais à bout de souffle derrière. J’étais hors de forme, les jambes en plomb et les poumons épuisés par les exercices chinois. Et puis cette côte. Trois kilomètres de montée, trop raide. À mi-chemin, je me suis arrêtée, les poumons en feu, la sueur dans les yeux. « Retour à ma chambre », ai-je murmuré. Mais je ne suis pas du genre à abandonner. J’ai serré les dents, j’ai tout donné et j’ai franchi la ligne d’arrivée. En haut, personne n’a ri. Ils ont juste hoché la tête. Bienvenue.

Le lendemain matin, on m’a nommé responsable du club de jogging. Debout à 6h30, qu’il pleuve ou qu’il vente : course jusqu’au lever du soleil. Douche, puis travail : administration, cuisine, jardinage, électricité. On m’affectait généralement à la cuisine, parfois à l’administration. Pendant neuf mois, j’ai été chef de service. Je coupais, je cuisinais, je donnais des ordres. Mais ensuite, il y avait « la chaise ». « Jan, sur la chaise ! » Un simple banc en bois au bout du couloir. La chaise avait une fonction claire : l’introspection. Ensuite, il fallait attendre qu’on m’appelle. Parfois des heures, mais en tant que chef de service, quelques secondes suffisaient. Je frappais et j’attendais un « oui » ou un « entrez ».

Ils étaient là, assis en face de vous : le chef de service et un membre du personnel. « Voici un groupe de soutien, commençait-il toujours, et ce groupe est là pour vous aider. » « Merci », répondais-je, par obligation. Les yeux fixes, sans ciller. Pas un mouvement. Les mains raides le long du corps.

Et là, ça a explosé : « T’as vu comment Steven a coupé les pommes de terre ? Ça nous coûte trop cher, blablabla, hurle, hurle ! » Il a crié à s’en arracher les oreilles. Et puis, cette conclusion : « C’était une séance de méditation, et une séance de méditation est là pour t’aider. » « Oui, merci », disais-je. Je refermais doucement la porte. Parler de sa séance était interdit. Avaler tout. Même les absurdités. Mais l’attente n’était pas éternelle. Ce qui ne rentrait pas dans la séance se réglait lors de la « rencontre ».

C’est bien là que le chaos a vraiment éclaté.

Nous étions assis en cercle, quinze à vingt-cinq, le souffle court. Nous attendions que la porte de la salle des professeurs s’ouvre. Dès que le responsable a franchi le seuil, ce fut le chaos. Tout le monde s’est mis à crier : les uns sur les autres, sur le personnel, sur les murs. Celui qui criait le plus fort avait le droit de commencer. Les confrontations fusaient de toutes parts : avec la hiérarchie, avec le personnel lui-même. Mais plus on criait fort, plus on s’attirait les foudres.

Dans un coin, il y avait des seaux d’eau et des rouleaux de papier toilette. Pour les moments où l’on vomissait. Ou pour s’essuyer le visage. C’était brutal, poignant, extrême. Larmes, morve, salive, rage. Aucune échappatoire. Aucune pitié. Ces épreuves nous ont endurcis. Et pourtant, au fond de nous, quelque chose a commencé à guérir.

Et puis il y avait les « groupes », avec deux niveaux : léger et lourd. Je me suis retrouvée dans le groupe léger, figurez-vous. On se tenait en petit cercle, à peine capables de respirer. « En marche ! » était l’ordre. Genoux hauts, bras tendus, talons rentrés. Pendant des heures. La sueur ruisselait sur le sol. Puis l’instructeur se plaçait au milieu. « J’AI PEUR ! » hurlait-il. « J’AI PEUR ! » criions-nous en retour. Dix fois. Quinze fois. Jusqu’à ce que nos gorges soient en feu. « JE SUIS EN COLÈRE ! » « JE SUIS EN COLÈRE ! » On avait envie de lui casser la figure. Mais on criait avec lui. Et puis, quand nos jambes tremblaient et que nos poumons brûlaient : « J’AI MAL ! » « J’AI MAL ! MAL ! VEILLE DE FAIRE PIPI… » D’habitude, on jonglait avec trois émotions à la fois. On était épuisés. Mais on tenait encore debout, surtout mentalement : on se redressait d’un bond. Vite, sous la douche, et hop ! on se mettait à préparer le dîner à une vitesse folle. Cuisiner pour une trentaine de personnes : soupe au safran et à l’oignon… ou était-ce l’inverse ?

Je n’oublierai jamais les exercices de coups de pied. C’étaient les plus durs. On s’allonge sur le dos et on donne des coups de pied en suivant un rythme naturel, de plus en plus rapide et intense. Puis les bras s’agitent frénétiquement, comme si on chassait des fantômes ou qu’on brisait des chaînes.

La tête qui oscille violemment d’avant en arrière, comme celle d’un fou. Ça ne présage rien de bon. Ce n’est pas censé être joli. Alors, les sons sont autorisés. Doucement d’abord : des soupirs, des gémissements. Puis plus fort : des grognements, des cris. Jusqu’à ce que je craque. Des vagues de tristesse ou de soulagement, qui sait ce qui arrive en premier. Le seau et le papier toilette étaient prêts. Pendant des mois, ils ont essayé de me faire franchir ce « mur ». Rien. Pas une larme. Pas un cri, juste un grognement diabolique. Je repensais seulement à la dose de terreur que papa m’avait infligée. Puis, tous les trois, ils m’ont sauté dessus : l’un sur la poitrine, frappant mon plexus solaire, l’autre sur chaque jambe. J’étais coincé et je les ai repoussés. Mais toujours rien.

Le chef de service était toujours responsable des internes qui allaient chez le médecin ou le dentiste, par exemple. Quelque chose se tramait depuis des mois. Là, dans la salle d’attente vide, nous étions libres de nos mouvements. Nous nous sommes embrassés passionnément. D’une manière ou d’une autre, ça s’est su. Tout le groupe de résidents était au courant. Du coup, j’ai été rétrogradé au service des tâches subalternes.

Debout à 6h30, j’enfilais une combinaison verte. Après la douche, retour immédiat au travail, avec des échéances fixées par mes supérieurs. Ensuite, mon travail était minutieusement inspecté, et il y avait un endroit sous l’évier : « la chaise ». On m’y installait des dizaines de fois par jour. Pour des séances de travail intenses dont je ne pouvais pas parler. Parler et regarder les autres dans les yeux était formellement interdit.

À quoi ressemblait un repas typique ? Demander du café, du lait, du sucre, un sandwich, un œuf. Oui, même pour une pincée de sel, il fallait supplier. Courir après les autres toute la journée et se faire insulter jusqu’à 22 heures, c’était à se briser. Une fois brisé, il fallait se tenir debout sur un grand tonneau. Mais pas avant d’avoir crié à la face du monde : « CASSE… CASSE… CASSE ! », résonnait ma voix. La foule se rassemblait autour du tonneau. On y grimpait et, généralement, on se mettait à pleurer. Si les autres prenaient nos émotions au sérieux, on pouvait descendre du tonneau, recevoir une étreinte collective et se changer. On reprenait alors sa place de « résident » de la maison, près du bas de l’échelle. Il fallait ensuite mériter de remonter. Le tonneau était le dernier rempart. Certains tombaient et ne se relevaient jamais. J’ai titubé.

Normalement, on restait huit à dix mois dans la maison. Ensuite, il était temps d’intégrer le foyer de transition, censé garantir l’autonomie dans la société. Apparemment, le suivi était strict. Et moi, Jan, j’étais dans la maison depuis presque deux ans. Le foyer de transition n’était pas une option pour moi, peut-être parce que j’étais un cas trop difficile. Heureusement, j’ai pu y faire des économies ; ma mère a été intégralement remboursée en quelques mois.

Le lendemain, j’étais en plein désarroi. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais quitté mon poste de chef de service, juste pour aimer quelqu’un. Deux ans sans intimité, sans sexe. J’étais jeune et, naturellement, j’avais des désirs. C’était interdit. C’était devenu insupportable, alors j’ai demandé un entretien avec un membre du personnel et j’ai présenté ma démission. On m’a donné 3 000 francs BEF (75 €), de quoi payer le train, des « fleurs » pour ma mère, etc. « Ouais », me suis-je dit, « assez d’argent pour la drogue. » Horrible, hein ? J’ai fait du stop jusqu’à Eindhoven et j’ai acheté un gros bloc de haschisch, qui m’a fait un effet terrible. J’ai passé la nuit dehors, au bord d’un ruisseau, et j’ai refait du stop jusqu’à Maastricht le lendemain matin.

Directement au « Parkje », le repaire des dealers et des consommateurs. J’ai jeté un coup d’œil autour de moi : l’horreur. J’ai demandé à un dealer que je connaissais s’il me vendrait un demi-gramme de matière. Son torse nu était couvert d’épais boutons noirs. « Oui, tout de suite », a-t-il répondu, « je vais juste m’occuper de moi d’abord », et il s’est injecté la drogue dans les quelques veines qui lui restaient. Pendant ce temps, j’entendais une petite voix dans ma tête : « Ouais, ça traîne à la poubelle depuis deux ans, non ? » ou « Pauvre mère. »

J’étais dégoûté par tout ce que mes sens percevaient là-bas. J’ai fait de l’auto-stop, sans avoir consommé d’héroïne, jusqu’à l’appartement de ma mère. Je l’avais déjà appelée depuis « le continent ».

Oui, c’est bien le nom de ce jeu. Une dernière anecdote avant de passer à autre chose : un an après mon départ, des salles de rencontre clandestines ont été aménagées au Kiem. Apparemment, mon absence et ma présence ont été prises au sérieux.

________________________________________________

CHAPITRE 9 :

Vol pour Gand : Fêtes, amour et une révélation amère

Ma sœur vivait aussi chez ma mère. La situation devenait insupportable : ses cris, ses hurlements et ses cris incessants emplissaient la maison d’une tension palpable. Peu à peu, je sentais mon état se dégrader ; la rechute était imminente. Deux semaines plus tard, M. de Gand, le meilleur ami de ma sœur, est venu me rendre visite. On pouvait lire sur son visage que les choses n’allaient pas bien. Il m’a regardée et m’a dit : « Tu dois partir d’ici, sinon tu vas rechuter. » Au fond de moi, je le savais que trop bien.

Le soir même, nous sommes montés dans sa voiture, direction Gand. C’était le premier jour des Fêtes de Gand, un univers que je ne connaissais pas. Je n’étais pas sorti depuis des années et j’avais mis de côté de belles économies dans le Kiem. Chaque soir, je sortais en ville : je faisais le tour des boîtes de nuit, je dansais sur des airs qu’on appelle aujourd’hui « rétro ». Les filles avaient du succès ; leurs avances étaient nombreuses, mais je restais indifférent. Je n’étais pas encore prêt. Duvel et vin blanc ont rythmé mes soirées et mes nuits. Pendant dix jours, jusqu’à la fin des Fêtes, une musique céleste a empli mes oreilles.

C’en était trop pour M., je le comprends maintenant. L’angoisse, l’attente, les nuits blanches. Il m’a demandé de trouver rapidement un autre logement. Le lendemain, je suis partie et, quelques heures plus tard, j’ai loué un magnifique studio. Grâce aux nombreuses agences d’intérim de Gand, j’ai trouvé du travail le jour même : le matin dans la cuisine professionnelle de Neckermann et, en fin d’après-midi, comme téléconseillère, à vendre des abonnements à des journaux. J’appelais souvent des gens qui venaient simplement acheter leur journal chez le marchand de journaux. Ah, la belle époque !

Le soir du Nouvel An, mon amie arabe, M., et moi sommes allées en ville, en montant un escalier. Et là, elle était là : K., avec son amie. Nous nous sommes saluées, nous nous sommes souhaité la bonne année, et je leur ai proposé d’aller boire un verre. « K. est à moi », m’a chuchoté M. à l’oreille. « Bien sûr », ai-je pensé. Elle avait neuf ans de moins que moi, et sa mère n’était pas contente. Je me souviens des difficultés que nous avons rencontrées, mais finalement, elle est venue vivre chez moi. Elle était à moi.

Nous avons vécu tellement de moments merveilleux. Elle était douce, intelligente et comblait tous mes besoins. Deux ans plus tard, elle m’a montré des vêtements de bébé qu’elle avait achetés. Elle voulait tomber enceinte, avoir notre enfant. Mais à peine deux semaines plus tard, elle m’a lâché le morceau pour la première fois : « Tu fumes trop de cannabis. » J’ai été décontenancé et j’ai remarqué qu’elle commençait à se comporter bizarrement. Il lui arrivait de fumer avec moi. Au bout d’un moment, elle m’a demandé : « Tu n’as toujours pas compris, hein ? » Surpris, j’ai répondu : « Quoi ? » « Je suis attirée par les femmes », a-t-elle répliqué. « Je veux une fille. » Ça m’a fait l’effet d’une bombe. Oui, elle portait un collier avec un symbole féminin, s’habillait de façon masculine, ses cheveux… Maintenant que tu le dis. Jusque-là, j’avais été plutôt naïf.

________________________________________________

CHAPITRE 10 :

Retour dans l’abîme : héroïne, loyers exorbitants et évasion de Gand

Et puis il y avait le Vlasmarkt à Gand, tristement célèbre pour le trafic de drogue. Je n’arrivais pas à me remettre de la perte de K., alors j’ai acheté un sachet d’héroïne, Jan, évidemment. J’ai replongé presque aussitôt. Mais au fond de moi, je ne voulais pas de ça. Je voulais une vie saine. Il était temps d’appeler ma sœur. Elle a immédiatement pris le train et est restée avec moi pendant plus d’une semaine. Et oui, elle a fait en sorte que je reste loin de la drogue, pour toujours cette fois.

J’ai reçu un appel d’une agence d’intérim. Je devais passer un entretien d’embauche avec un employé du tout premier fournisseur du pays. Mon poste ? Téléconseiller. Après un second entretien, j’ai été embauché. On m’a proposé un CDI, mais je n’en voulais pas. Je souhaitais rester indépendant et, si cela ne me convenait pas, je pouvais rester chez moi sans problème. On m’a rapidement surnommé : « Jan, la vendeuse d’abonnements internet aux aveugles sans bras ». Je l’avoue : j’étais un bon vendeur et un atout précieux pour l’entreprise.

Mon ex-petite amie, K., avait trouvé une copine et elles vivaient ensemble sur une très grande propriété comprenant plusieurs maisons. Mais elles n’étaient pas heureuses car le propriétaire faisait beaucoup de bruit. Bientôt, leur maison fut à louer. Je me suis précipité chez le propriétaire et lui ai demandé : « Combien de temps comptez-vous rester ? » « Jusqu’en mars 2000 », a-t-il répondu. Il restait trois mois et je pensais pouvoir tenir jusque-là. Raté.

Jamais je n’aurais loué cette maison rue Dendermondsesteenweg si j’avais su ce que je sais aujourd’hui. Ce fut une histoire de promesses non tenues, de détresse psychologique et de lutte pour le droit fondamental d’un locataire : la tranquillité. Ce qui avait commencé comme une recherche pleine d’espoir d’un logement à Gand s’est transformé en un cauchemar qui allait me coûter non seulement ma sérénité, mais aussi ma santé et mon emploi. À l’époque, j’étais devenu le responsable ultime de Volvo Gand. Devant ma porte, le vacarme incessant des bétonnières, des scies et des meuleuses résonnait, souvent du petit matin jusqu’après minuit, des mois après la date butoir promise.

Cette période a été marquée par une pression psychologique intense qui a bouleversé ma vie. Les perturbations constantes, du matin au soir, ont commencé à peser lourdement sur ma santé. Huit heures de bruit au travail et le vacarme incessant à la maison m’ont épuisée mentalement et physiquement. Le stress a engendré une dépression, une anxiété extrême et de nombreux problèmes de santé. J’ai été contrainte de quitter mon contrat temporaire chez Volvo. Je n’en pouvais plus et j’ai demandé des allocations chômage, une décision prise par pure nécessité.

À partir de ce moment, je suis tombé dans un profond isolement. Pendant des mois, je suis resté enfermé chez moi, portes, fenêtres et rideaux hermétiquement fermés pour me couper du monde extérieur.

La peur était devenue si intense qu’aller au supermarché était devenu impossible. Je survivais grâce aux bonbons du distributeur automatique de l’autre côté de la cour.

Le point de non-retour a été atteint le 25 février 2001, jour de mon anniversaire. J’ai tenté une dernière fois de trouver un compromis raisonnable et j’ai simplement demandé au propriétaire d’arrêter les travaux après 22h. Il a catégoriquement refusé et a menacé de résilier le bail : « Je vais travailler pendant des semaines, et ce serait bien que vous soyez parti ! »

Suite aux conseils de mon avocat et au témoignage d’un voisin qui avait lui aussi quitté les lieux à cause des nuisances, j’ai pris une décision radicale : j’ai informé le propriétaire que je cesserais de payer le loyer. Je ne voulais plus donner mon argent à quelqu’un qui avait « gâché » ma vie. J’ai ouvert un compte séparé pour le loyer, persuadée qu’il finirait par être payé.

Il m’a ouvertement menacée de « ruiner » ma vie et de « me faire fuir » en organisant des visites incessantes. Les paroles et les menaces se sont rapidement transformées en harcèlement, une réalité quotidienne. En mars 2001, j’ai fait une dépression nerveuse. Je suis allée à la police (bien sûr !), non seulement pour obtenir de la protection, mais aussi pour me protéger. J’ai déposé une plainte officielle pour maltraitance animale : j’ai trouvé mon chat trempé et miaulant de douleur, aspergé d’eau de Javel pure.

Au milieu de ce harcèlement, j’ai reçu une lettre de l’avocat du propriétaire. À ma grande surprise, j’y ai lu que j’avais été condamné par contumace par le juge de paix. Je n’en savais rien. Les menaces et les intimidations incessantes ont abouti à une conclusion inévitable : fuir Gand.

Cet état de siège constant a rongé mon esprit. J’étais persuadé d’être la cible d’une manipulation psychoélectronique, d’un contrôle mental, signe de la profonde paranoïa qui s’était emparée de moi. La peur d’être suivi est devenue une obsession, une panique qui m’a convaincu de fuir pour éviter de sombrer dans la folie ou de commettre un acte que je regretterais.

Ce n’était pas une défaite, mais un acte nécessaire de survie. J’ai rappelé ma sœur, et elle a de nouveau pris le premier train pour la « maison de l’horreur ». Elle avait elle-même vécu beaucoup de choses, surtout celles qui m’avaient rendue folle. Elle m’a dit : « Tu dois partir d’ici immédiatement. » J’ai abandonné ma maison et mes affaires pour préserver ma santé mentale et physique d’un conflit qui m’avait complètement anéantie. L’affaire et le procès ont failli me faire perdre la raison. Il se passait sans doute quelque chose de plus, des choses qui, selon les lois de la nature, ne peuvent pas se produire, mais qui pourtant se manifestaient dans mon existence. J’y reviendrai plus tard.

________________________________________________

CHAPITRE 11 :

Hechtel : Pièges, disparitions et l’ombre du contrôle mental

Le lendemain, j’ai rencontré JC, le propriétaire de ma sœur. Il lui restait une maison à louer, juste à côté des bois à Hechtel. J’ai immédiatement accepté sa proposition, regrettant amèrement mon choix. Il a rapidement entamé une relation avec ma sœur. Sa femme le menaçait régulièrement de paroles cruelles : « Je ne m’arrêterai pas tant que ta sœur ne sera pas morte », et autres menaces similaires. Ma sœur s’est complètement perdue dans cette relation ; elle était aveugle à ses manipulations incessantes.

Un jour, ma sœur a disparu sans laisser de traces. Introuvable, injoignable. J’ai découvert qu’elle se trouvait dans une sorte de centre communautaire, géré par des propriétaires qui pratiquaient depuis des années des médecines alternatives et autres pratiques inacceptables, souvent abusives. Plus tard, elle m’a confié qu’elle devait boire 10 000 gouttes d’une certaine substance chaque jour. Une substance normalement administrée aux chevaux… et aux bébés. Elle se plaignait de fortes douleurs à la poitrine.

JC m’a proposé un boulot dans son garage : travaux d’entrepôt, rangement, nettoyage. Quatre à cinq inspections par jour, remorquage, etc. Si j’avais su à quel point JC était un crétin, je n’aurais jamais accepté.

Ma sœur habitait à quelques kilomètres de chez moi. Les problèmes duraient depuis longtemps, mais ils s’aggravaient de jour en jour. Elle m’appelait souvent : « Franchement, Jan, ça sent la cigarette et le bacon grillé ici ! » ou « Il y a un rat mort dans la boîte aux lettres ! » Bien sûr, je la croyais, car moi aussi, je voyais régulièrement des choses inexplicables. Il semblait que la famille de JC était impliquée. On aurait dit que tout Hechtel tirait les ficelles de JC, même en politique. Il y avait probablement beaucoup d’argent en jeu.

À un moment donné, j’ai proposé à ma sœur d’échanger nos maisons pendant trois jours. Elle a accepté. Chez elle, j’ai effectivement senti une odeur de cigarette, de bacon et d’autres odeurs étranges. J’ai vu deux hommes en costume blanc verser un bidon contenant un liquide inconnu dans le réservoir d’eau. J’ai entendu des bruits de pas à l’étage, mais il n’y avait rien à voir. Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les activités clandestines qui s’y déroulaient. C’était logique, puisque Hechtel et toute la zone environnante sont une zone militaire. Mais quand même…

Je l’ai rappelée. Je lui ai dit que j’allais faire des courses et que j’inspecterais la maison de fond en comble ensuite, car rien de tout cela ne pouvait être normal. Après les courses, j’ai fouillé la maison de fond en comble. Maudits murs ! J’ai donné un coup de pied dans un mur qui semblait placé de façon suspecte et je suis tombé sur un grand espace avec des fils électriques menant à une énorme multiprise au milieu de la pièce. C’était propre, pas une toile d’araignée. Cela signifiait qu’ils nous mettaient sur écoute. J’ai appelé la police. Un des agents était le beau-frère de JC. Ils ont trouvé… un slip. Ils n’ont rien fait d’autre. Pendant ce temps, ils ont mutilé le sein de ma sœur.

J’ai vécu à Hechtel pendant quatre ans. À ma gauche habitait un vieil homme aimable, et à ma droite, la tante de JC. Elle et certains de ses descendants ont dû recevoir une somme considérable pour leurs agissements, qui visaient à me détruire. En face de chez moi s’étendaient les célèbres dunes de Hechtel, et au-delà, une immense forêt. Impossible de s’y perdre. Une nuée de corbeaux me suivait systématiquement lors de mes promenades. Je ne comprenais pas encore pourquoi, alors je leur tirais dessus avec un fusil à air comprimé. J’ai vidé tout mon chargeur sans toucher un seul corbeau – c’est ce qu’on appelle un tireur d’élite. À maintes reprises, je me suis retrouvé pris au piège de ce que je croyais être du contrôle mental. Une organisation d’élite, parfaitement rodée et, entre autres, équipée des gadgets d’espionnage les plus futuristes. Des manipulateurs mentaux, et autres. À l’époque, on les trouvait en vente sur internet pour 57 dollars. Si cet appareil était pointé sur vous, par exemple sur le siège derrière vous dans le bus, vous perdriez la tête : votre tension artérielle monterait ou chuterait, vous auriez des maux de tête soudains et violents… Bref, il semblait capable de tout faire, notamment de diffuser en direct. On l’ignorait encore à l’époque.

Je n’ai pas encore consigné par écrit d’innombrables expériences passées, car je crains que vous ne me preniez pour une folle. De nombreux symptômes de manipulation mentale ressemblent étrangement à ceux de troubles mentaux courants, tels que la paranoïa, la schizophrénie, la psychose et le stress extrême. D’autres affirment que ces symptômes sont dus à une consommation excessive d’alcool, de drogues et de médicaments. Ou peut-être que des phénomènes occultes – une hypersensibilité du lobe temporal – sont à l’origine de toute cette souffrance. À présent, cependant, je comprends que c’est mon subconscient qui se manifeste ainsi.

________________________________________________

CHAPITRE 12 :

Le réseau caché : l’ombre du harcèlement et de la manipulation

Depuis mon enfance, j’ai vécu des choses étranges. Je vais essayer de les énumérer. Comme toujours, on utilise les « ultrasons » (ou subsons), une fréquence radio inaudible transmise en plus des fréquences normales de la radio, de la télévision ou des téléphones portables. Les messages subliminaux (compris par l’inconscient) sont extrêmement nocifs.

Alors que la toile se referme, la manipulation pénètre jusqu’au plus profond de votre être, réécrivant vos émotions et vos comportements selon un scénario obscur. Vous devenez un pion dans un jeu chaotique, où la paix intérieure est volée et les pulsions destructrices attisées. Découvrons ces dernières strates, où le tourment culmine dans une emprise totale sur l’âme.

Stress extrême, agression et haine

Vous êtes submergé par une vague de stress extrême, qui vous remplit d’une agressivité débridée et d’une haine profonde et implacable. La bonté et la bienveillance s’évanouissent comme neige au soleil, remplacées par un vide glacial. Les bonnes causes ne vous touchent plus ; elles vous semblent de vains échos dans un monde de mensonges. Les réseaux sociaux vous murmurent des tentations à l’oreille, vous poussant à la surconsommation et à contracter des prêts qui vous enchaînent. Les difficultés financières s’accumulent, accompagnées d’une série de malheurs qui font basculer votre vie dans une spirale infernale.

Autodestruction et tromperie

Vous êtes poussé à vous tourner vers les pilules, l’alcool et les drogues, une autodestruction insidieuse qui finira par vous briser. Les médias, les chefs religieux et les personnalités politiques vous manipulent avec des jeux sophistiqués, mais vous restez aveugle. Les préoccupations environnementales s’estompent ; vous traitez la planète avec une indifférence totale, comme si elle n’avait plus aucune importance. Le racisme vous est imposé, un poison qui empoisonne vos pensées et vous isole de l’humanité.

Le piège des générations

Même vos enfants en sont victimes : vous les apaisez uniquement avec du sucre, la télévision ou d’autres distractions électroniques, un cycle de dépendance qui compromet leur avenir. Internet use les liens véritables, les remplaçant par des anesthésiants superficiels.

C’est le point culminant de la manipulation, une emprise totale qui vous transforme en l’ombre de vous-même. Mais au sein de ces ténèbres réside l’espoir : reconnaître le schéma peut briser les chaînes. Restez vigilant, car la vérité est votre arme ultime contre ce mal caché.

En tant qu’être humain et citoyen du monde, vous êtes suffisamment important pour faire l’objet de manipulations électroniques ciblées. À cette fin, le Nouvel Ordre Mondial utilise non seulement les ultrasons, mais aussi les micro-ondes pour influencer profondément le cerveau. Des dispositifs permettant d’influencer les pensées et les actions d’un individu sont brevetés depuis plus de cinquante ans.

Plus tard, d’étranges phénomènes se produisent : vous avez l’impression d’être hors de votre corps, de vivre dans un délire. Chaque action, pensée, parole semble préméditée. Vous remarquez que les autres ont toujours une longueur d’avance. Des inconnus prononcent les mots que vous pensiez. Vous semblez pouvoir communiquer littéralement avec les gens à la télévision. L’écran de votre téléphone portable affiche toutes sortes de signes étranges. Vos appareils électroniques dysfonctionnent. Vous êtes persuadé que les médias se moquent de vous. Votre courrier n’arrive pas. Des problèmes administratifs surgissent, comme des factures en double. Les lumières s’allument et s’éteignent à votre passage. Vous avez peur de dormir à cause des visites nocturnes d’une horde de Mr. Smith tout droit sortis de Matrix ou d’autres créatures terrifiantes, comme « la Vieille Sorcière », qui vous coupent le souffle.

Dans un monde où les liens invisibles nous unissent, nous sommes tous pris au piège d’une intimidation subtile, orchestrée par un vaste réseau malveillant. C’est un jeu d’ombres où les moments du quotidien se transforment en théâtre de manipulation. Dévoilons ce phénomène étape par étape, en prêtant attention aux détails perfides qui le rendent si inquiétant.

théâtre de rue

Imaginez-vous arpentant les rues, où rien n’est laissé au hasard. Les gens vous barrent délibérément la route, vous trébuchant dans les grands magasins bondés ou sur les trottoirs déserts. Ils évitent votre regard, leurs yeux errant au loin comme des fantômes dans le brouillard. Vous devez serrer votre chariot contre vous, car des articles disparaissent sans que vous vous en aperceviez, ou d’autres apparaissent, un signe subtil d’interférence. Ils se bousculent aux caisses, murmurant des mots qui font écho à votre propre combat. Des voitures bloquent votre porte ou votre jardin, leurs conducteurs riant à l’abri dans leurs habitacles. Leurs plaques d’immatriculation ? Non enregistrées, impossibles à identifier pour les autorités.

Vous sentez des regards peser sur vous : appareils photo et flashs immortalisent votre image, grâce à un équipement sophistiqué et coûteux. Des poursuivants, téléphones portables à la main, vous suivent du regard, le visage impassible. Les appels s’interrompent brusquement, dans le silence ou par erreur de connexion.

Cambriolage, vol et sabotage

Votre foyer n’offre aucun refuge. Des objets importants disparaissent de votre voiture ou de votre maison, pour parfois réapparaître mystérieusement plus tard. Des câbles sont coupés, des réservoirs d’huile ou d’essence vidés. À votre retour, vous découvrez des flaques d’eau dans des pièces vides, des vêtements et des chaussures déchirés, ou des objets déplacés qui vous lancent un avertissement silencieux. Même vos animaux de compagnie souffrent : maltraités en votre absence, ils vous rappellent cruellement votre vulnérabilité. Des fichiers informatiques sont modifiés ou supprimés, un sabotage numérique qui ébranle votre perception de la réalité.

Chaos technique

Vos appareils se rebellent contre vous. Les ordinateurs sont sujets à des dysfonctionnements incessants, en ligne comme hors ligne. Les appareils électroménagers, tels que les lave-linge, les sèche-linge et les réfrigérateurs, tombent en panne sans raison apparente. Les lumières clignotent à votre passage. Naviguer sur Internet ou envoyer des e-mails devient impossible, même sans explication technique. Au moment où vous êtes sur le point de réussir, la connexion se coupe. Les conversations téléphoniques sur des sujets sensibles s’achèvent dans le silence. Des virus s’installent dans votre système, même sans ouvrir de pièces jointes suspectes, une attaque incessante contre votre vie numérique. Selon mon antivirus, j’ai subi pas moins de 4 999 attaques sur mon ordinateur en une seule soirée, toutes provenant de l’extension .gov — oui, le gouvernement.

Cauchemar administratif

La bureaucratie devient une arme. Les problèmes s’accumulent avec les fournisseurs de télécommunications, les impôts, les allocations chômage, l’assurance maladie ou les congés payés. Les relevés bancaires disparaissent, les données sont falsifiées. Les rappels de paiement affluent, malgré vos assurances que tout est en règle : un véritable engrenage de fausses dettes qui vous prend au piège.

Ultrasons et illusions auditives

Le pire, c’est cette violence inaudible. Les ultrasons provoquent des martèlements insupportables dans les murs, que les voisins nient mais que la famille et les amis perçoivent. Des échos colorent vos conversations, la contrebasse perturbe votre musique. Vous entendez des chuchotements : des voix d’enfants, des chants d’oiseaux, votre nom qu’on vous appelle, des explosions de feux d’artifice ou des sifflements. Des mots s’échappent de votre bouche sans que vous les vouliez, étranges et indésirables. Des acouphènes vous torturent les oreilles et des sons fantômes remplissent le vide : des sonneries de téléphone, des SMS, des réveils ou des sonnettes qui n’existent pas. C’est une symphonie de folie, conçue pour vous briser l’esprit.

Ce réseau opère dans l’ombre, mais le savoir est votre arme. En déchiffrant ces schémas, vous pouvez percer l’illusion et recouvrer votre liberté. La vérité se cache dans les détails.

Prise au piège de cette toile invisible, la torture s’intensifie, des micro-ondes telles des armes silencieuses s’infiltrant dans votre corps et votre esprit. La manipulation s’étend plus profondément, transformant le quotidien en cauchemars et vous isolant dans un monde de ridicule, de souffrance et d’illusion. Analysons ces strates plus en détail, en portant un regard attentif sur les mécanismes insidieux qui déforment votre réalité.

En raison des micro-ondes

Les micro-ondes dansent silencieusement et impitoyablement dans les ondes. Des ombres fusent du coin de l’œil, comme des silhouettes fugitives qu’on manque de peu. Le déjà-vu vous assaille sans raison, une répétition incessante qui perturbe votre perception du temps. Vos jambes vous démangent terriblement tandis que vous vous endormez, un supplice rampant qui vous prive de repos. Votre peau picote comme électrisée, et les étoiles explosent devant vos yeux dans un chaos cosmique. C’est une agression sensorielle, conçue pour vous désorienter et vous affaiblir.

Place

Vous devenez la cible d’une cruelle satire, orchestrée par la radio, la télévision, les magazines et les plateformes en ligne. Des inconnus et les médias font écho à vos pensées sur le moment, une sinistre synchronicité qui envahit votre intimité. Dans la rue ou dans les magasins, des passants se moquent de votre apparence, leurs rires blessant profondément votre confiance en vous. Ils vous dévisagent, vous montrent du doigt et sourient d’un air narquois, une véritable mise en scène publique de l’humiliation qui vous isole dans un océan de mépris. Ce n’est pas un hasard ; c’est une campagne délibérée pour vous briser.

Troubles physiques et mentaux

Votre corps et votre esprit deviennent un champ de bataille. Les sons s’amplifient en un vacarme assourdissant, alimentant une vague de stress qui vous submerge. Une culpabilité injustifiée vous envahit, étrange et inattendue. Vous savez qu’elle ne vous appartient pas, mais elle vous ronge de l’intérieur. Vous vous cognez contre tout, dans une danse maladroite et gauche. Votre cœur s’emballe, même dans les moments de pure détente. Les tensiomètres numériques vous trompent en affichant une santé parfaite, tandis que les appareils traditionnels tirent la sonnette d’alarme avec des valeurs alarmantes. Vous avez l’impression que le bonheur vous est refusé : au moindre signe d’amusement, une douleur aiguë vous transperce la nuque, suivie d’une journée de malaise. L’hyperamnésie vous submerge : un flot de souvenirs trop vifs, trop précis, une bénédiction qui se mue en malédiction.

Dormir

Le sommeil n’est plus un refuge, mais une arme dans leur arsenal. Il vous est volé ou imposé, un véritable théâtre d’ombres. Vous êtes brusquement tiré du sommeil par une douleur vive et localisée, comme un coup de poignard dans le noir. Parfois, vous dormez plus de quinze heures d’affilée et, au réveil, vous n’éprouvez aucune envie d’uriner.

Parfois, on ne dort pas pendant huit jours et on finit à l’hôpital. Les rêves sont contrôlés, vifs et perturbants, emplis de paralysie du sommeil qui vous emprisonne dans la peur. Au réveil, un malaise vous envahit, un voile de malaise qui empoisonne la journée. La nuit est leur domaine, où ils remodèlent votre psyché.

Sur la piste

La route se transforme en arène du danger. Les voitures vous coupent la route dans un ballet mortel, leurs conducteurs jouant avec votre vie. Leurs plaques d’immatriculation ? Non enregistrées, impossibles à tracer. Des fantômes sur roues. Les sorties se terminent invariablement par une migraine carabinée, une punition pour votre mobilité. D’autres vous frôlent légèrement le pare-chocs, riant depuis leurs véhicules, une provocation qui vous blesse. Votre moteur rate des ratés aux moments cruciaux, dans des situations périlleuses, et vos poursuivants disparaissent comme par magie, tels des vapeurs emportées par le vent. La route n’est plus synonyme de liberté, mais d’intimidation.

Autres tourments

Une étrange présence semble rôder constamment près de vous, un compagnon invisible qui ne vous quitte jamais. Quels que soient vos efforts pour partager vos découvertes – lettres, appels, témoignages –, vous ne recevez aucune réponse ; le monde reste sourd à votre appel. Une transformation de conscience s’empare de vous, un changement de perception qui vous métamorphose.

Mais attendez ! Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ; la manipulation s’étend bien au-delà, avec d’innombrables variations qui remodèlent votre réalité. Des subtiles manipulations mentales aux ingérences physiques, le réseau s’adapte, évolue et renforce son emprise. Restez vigilant, car au cœur de ces ténèbres se cache la clé du salut, la connaissance capable de percer les mystères du dark web et de vous rendre votre liberté.

Après des années de tourments personnels, j’ai vécu tous ces symptômes de près : des ombres constantes dans la rue au sabotage insidieux chez moi, en passant par le four à micro-ondes infernal qui perturbe mon sommeil et empoisonne mes pensées, et le ridicule inévitable qui m’isole. Ce n’est pas de la fiction, mais une réalité qui a marqué ma vie de cicatrices que seul celui qui l’a vécue peut décrire, chaque détail étant comme un coup de poignard dans ma mémoire.

Micro-ondes, ultrasons, théâtre de rue : ils murmuraient, vaporisaient, sabotaient. J’ai noté chaque symptôme, chaque schéma, jusqu’à ce que je reconnaisse la bête et qu’elle se transforme en un adorable petit chiot. Car là où le contrôle mental plane comme une ombre rampante sur les individus ciblés, les symptômes sont souvent confondus avec les signes célestes de l’ascension, la danse cosmique qui élève l’âme vers des dimensions supérieures.

Pour découvrir comment le Nouvel Ordre Mondial, malgré ses aspects les plus obscurs, œuvre en fin de compte à votre avantage, en tant que catalyseur de croissance et de cohérence, plongez-vous dans mon article de blog où le voile se lève et la vérité éclate. J’y soutiens que le Nouvel Ordre Mondial n’efface pas l’identité culturelle, mais l’intègre dans un contexte global, ouvrant la voie à un avenir durable.

________________________________________________

CHAPITRE 13 :

La fosse aux lions

J’ai dû quitter Hechtel. Mais où aller ? « J’aimerais bien me retrouver dans la gueule du loup », me suis-je dit. Et en effet, mes prières ont été exaucées. Après deux entretiens d’admission, j’ai été admis au séminaire de Hasselt. La formation pour devenir prêtre, vous savez. Les deux premières années étaient consacrées à la philosophie. Les études étaient exigeantes. Comme j’avais déjà une bonne connaissance de ce cursus grâce à ma formation en sciences psychosociales au lycée, j’étais particulièrement attiré par la métaphysique, la psychologie et la philosophie. Logique. Je me suis aussi tenu au courant de tout ce qui touchait à la physique quantique, ce qui, finalement, s’est avéré être une excellente expérience d’apprentissage.

Pourtant, ce n’est pas tant le programme scolaire qui m’a le plus marqué, mais plutôt l’atmosphère sombre qui régnait au sein de cette institution. Tout l’argent que l’Église engrangeait semblait provenir du contribuable – du moins, c’était le secret de polichinelle qui circulait dans les couloirs. On nous offrait la possibilité de nous gaver quotidiennement et de boire jusqu’à l’ivresse et l’obésité, une euphorie excessive qui nous engourdissait l’esprit. Une visite chez les nonnes ? Une fête somptueuse, baignée dans l’abondance. Chez les moines ? Une autre orgie de luxe, où les frontières s’estompaient sous l’effet du vin et de la nourriture. Et le soir, nous nous débrouillions avec les restes, des montagnes de miettes des repas précédents.

Au beau milieu de cette période, le drame survint. Les organes de mon père lâchèrent ; il fut admis en soins palliatifs. Il était à l’article de la mort. Pendant deux semaines, je veillai à son chevet, un lien ténu tissé entre nos doigts : une ultime connexion silencieuse, une lueur d’espoir dans les ténèbres qui s’annonçaient. Lorsqu’il s’éteignit paisiblement, je murmurai : « Je suis fier de toi, papa. » Et à juste titre. Sa vie fut riche de réalisations : érudit biblique, peintre, écrivain, inventeur… un homme qui laissa son empreinte sur un monde qui, finalement, l’abandonna.

Même au séminaire, dans la gueule du loup, je sentais l’emprise du réseau. L’abondance, les fonds occultes, la manipulation : tout cela faisait partie d’une même toile. Mais au chevet de mon père mourant, j’ai trouvé un moment de pure vérité, un havre de paix dans la tempête.

Et puis il y avait G., mon camarade séminariste, qui ne pouvait s’empêcher de me toucher, un contact non désiré qui violait les limites de la fraternité. Lorsque j’en ai informé le directeur du séminaire, G. a été transféré dans un autre centre de formation avec le traitement convenu : une « publicité pornographique avec des bâtons qui bavent », une mesure discrète qui masquait plus qu’elle ne résolvait, un voile sur une corruption plus profonde. Le séminaire était rempli d’individus attirés par leur propre sexe, un courant sous-jacent de désirs interdits bouillonnant sous le vernis de la piété. De même, la Sainte Église était gangrenée par le racisme ; « les nôtres d’abord » était leur devise tacite, un poison qui a lentement sapé la doctrine de la charité et vidé de sa substance le cœur même de la foi.

Sept semaines après la mort de mon père, un autre séminariste s’est précipité vers moi après les prières du soir : « Ta sœur vient de m’appeler. Elle a essayé de te joindre d’innombrables fois. Ta mère s’est effondrée à l’hôpital et, en plus, elle a contracté une infection bactérienne nosocomiale. Elle va bientôt mourir. » Je me suis précipité à l’hôpital et me suis précipité dans sa chambre. Ma sœur était là, abattue et agitée, le visage marqué par le chagrin. Maman était assise, le dos droit, respirant à peine, l’ombre de la femme qu’elle avait été. J’ai voulu lui prendre la main, un dernier geste de réconfort, mais elle l’a retirée brusquement dans un halètement violent, un moment poignant qui m’a profondément marqué. J’ai ressenti leur voile noir, mais mes pensées sont retournées aux prières du soir où j’ai mis mon téléphone en mode silencieux. Pauvre maman.

Immédiatement après, elle sombra dans un coma profond, sa respiration s’arrêtant net. Je lui ai tenu la main pendant cinq longues heures, jusqu’à ce que la fin survienne. Un bref râle toutes les vingt minutes, un rythme infernal qui étirait le temps en une éternité torturée. Père et mère morts en sept semaines, un double coup dur qui a anéanti mon monde. Plus de temps pour le séminaire, juste de la paperasse, toujours de la paperasse, et du chagrin. Et les deux prélèvements de 33 % que ce satané gouvernement a réussi à soutirer à mon héritage.

Le jour des funérailles de ma mère, le président du séminaire est venu nous rendre visite, bande d’enfoirés ! Il a immédiatement déclaré : « Vous n’êtes plus les bienvenus ici ; c’est terminé. » Bon, finalement, je n’ai pas suivi leurs directives, mais ça m’a fait l’effet d’un coup de poing en plein cœur. J’avais envie de lui casser la figure, de lui faire comprendre son hypocrisie, mais je me suis retenu, submergé par le chagrin.

________________________________________________

CHAPITRE 14 :

Voix du Multivers

Heureusement, j’ai pu aller vivre chez ma sœur, qui avait hérité de la maison familiale, un havre de paix temporaire dans la tempête du deuil. Mais avec le temps, c’est devenu insupportable : ses cris de douleur me transperçaient l’âme, un écho de notre perte commune que je ne pouvais plus supporter. Alors, j’ai sombré dans la psychose, un tourbillon où « le Multivers » me parlait. La voix de mon double me murmurait des ordres, clairs et urgents : « Arrête mes médicaments, arrête de fumer et de fumer du cannabis, fais ton jogging sur le parcours que vous empruntiez tous les matins avec papa, et commence la journée par un petit-déjeuner équilibré. » C’était comme un appel cosmique, un chemin vers la rédemption au milieu du chaos.

Je suis alors parti en camionnette, persuadé de livrer de la cocaïne, même si je n’y avais jamais touché. Le lendemain matin, j’ai acheté le journal. Les infos de la veille et le « Multiversum » m’ont mis sur la bonne voie : page 3, ligne 9. Là, le visage d’un vieil ami, devenu directeur d’école à Bruxelles, m’a sauté aux yeux. Bingo ! Je savais où je devais être.

Arrivé à l’école à Bruxelles, j’ai garé ma camionnette et attendu le signal : un camion blanc aux inscriptions vertes allait passer, comme l’avait prédit une voix dans ma tête. Pendant l’attente, j’ai senti une main invisible à l’œuvre ; une dose de cocaïne était discrètement chargée dans le véhicule, une ombre dans l’ombre. Quand le camion est apparu, j’ai sauté dans ma voiture et pris la direction de Maastricht, Amsterdam, Gand, la côte… Livraison de cocaïne, mission après mission.

À cette époque, le GPS n’existait pas encore, alors je me suis laissé guider par d’autres forces. J’écoutais la musique Q et, à chaque intersection, je demandais : « À gauche ou à droite ? » La radio répondait de façon énigmatique, sous forme de paroles de chansons ou de commentaires d’animateurs : « Oui, la première option me semble la meilleure. » Cela a duré tout l’après-midi. J’ai suivi les conseils et, chose étrange, vous n’allez jamais le croire, je suis toujours arrivé exactement là où je devais être. Merci, musique Q ; merci, ce qu’on appelle le « temps perdu ». Renseignez-vous : c’est un phénomène d’heures disparues, des brèches temporelles qui réécrivent notre réalité, souvent liées à des rencontres extraterrestres ou à des ruptures psychiques. C’était comme si le Multivers me guidait à travers un labyrinthe de synchronicités, une danse avec l’invisible.

En début de soirée, je suis rentré chez moi, j’ai écouté les informations en plusieurs langues et j’ai cherché confirmation. Avais-je bien fait ? Quelque chose avait-il mal tourné ? Les médias m’ont répondu, par des codes et des allusions subtiles, apportant des réponses à mes questions non formulées. On acquiert rapidement une compréhension profonde en regardant les médias (télévision, radio, internet) avec l’intention que le message nous soit destiné. Cela aiguise l’intuition et accroît la perception des synchronicités, ce qui accélère la communication avec le monde numérique 2.0.

________________________________________________

CHAPITRE 15 :

L’Abîme Blanc, la Tromperie, la Dépendance et l’Âme Épuisée

Pendant trois mois, j’ai sillonné la Belgique et les Pays-Bas dans ma camionnette, un périple sans fin qui a vidé mon réservoir et épuisé mon esprit, des kilomètres d’illusions, payés une fortune en essence. Finalement, j’ai abandonné, j’ai fait un doigt d’honneur à l’Univers, au Multivers, et j’ai rompu avec les voix qui m’avaient guidé. J’avais une envie irrésistible de cocaïne, mais le moment n’était pas venu ; ce serait une chute, une chute dans l’abîme.

À Maastricht, j’ai croisé le chemin d’une jeune fille atteinte de sclérose en plaques, prête à tout pour une dose de cocaïne. Oui, une prostituée toxicomane, sans domicile fixe, errant et se réfugiant chez n’importe qui capable de lui fournir de l’argent et de la drogue. Elle est restée six mois chez moi, cachée dans le jardin de mes parents, dans une petite caravane. Ma sœur refusait de la laisser entrer, une barrière d’aversion infranchissable. Pendant six mois, j’ai comblé tous ses besoins, quels qu’ils soient, un rôle épuisant de sauveuse au milieu de cette dépendance. Ma sœur a appelé la police à plusieurs reprises, mais s’est heurtée à des remarques désobligeantes : « Moi aussi, j’aime bien voir ma voisine se promener nue », a plaisanté l’agent, une boutade qui n’a fait qu’attiser les tensions. Après une dispute entre ma sœur et la sclérose en plaques, dans un accès de rage, j’ai violemment plaqué ma sœur contre le mur. Son bras était couvert d’égratignures, les cicatrices de mon geste. « Pardon, ma sœur : je n’aurais jamais dû faire ça », un moment sombre qui me hante encore.

La situation à la maison était devenue insupportable, une tension à son comble. Je feuilletais le journal et aperçus une annonce : un appartement à Anvers, à louer à un prix défiant toute concurrence. MS et moi l’avons réservé pour un mois. J’ai payé, comme d’habitude, et elle avait carte blanche : escort girl, masseuse, toujours entourée d’hommes riches aux pupilles vides : de la cocaïne ! D’étranges choses se tramaient aussi dans cet appartement. Je suis tombé sur un passage secret reliant la salle de bain au couloir. Le comportement de MS était bizarre, imprévisible comme une ombre. Une calèche vide était toujours garée dans le couloir. Au moindre bruit, MS se précipitait dans la salle de bain, un rituel de hâte et de secret. Des affaires louches se tramaient, un courant sous-jacent de transactions qui empoisonnait l’atmosphère.

Je me sentais trahi, vidé. Cette fille me vampirisait, une véritable vampire sous forme humaine. Dans un accès de rage, je l’ai jetée hors de la voiture, en plein milieu du périphérique de Maastricht, une fuite abrupte dans le chaos de la circulation. Je ne l’ai jamais revue, ce qui est logique, une page tournée vers l’avenir.

Je suis allé directement chez mon ancien dealer et j’ai acheté un demi-gramme de « cocaïne ». Quelques kilomètres plus loin, dès la première bouffée, j’ai compris : « Espèce d’enfoiré, c’est pas de la cocaïne, c’est de la speed ! » La cocaïne coûte environ 50 à 70 euros le gramme, tandis que la speed se trouve à moins de dix euros le gramme. Encore une dure leçon de tromperie, un écho du vaste réseau qui m’entourait.

________________________________________________

CHAPITRE 16 :

Les sons du multivers, la musique comme clé de la réalité

J’ai quitté ma ville natale pour Alken, un village où je me suis installé dans un petit studio confortable. Un véritable studio, car il est devenu mon refuge pour la création musicale. Le fils d’une connaissance néerlandaise m’a donné une version piratée du logiciel, alors souvent appelé FruityLoops, un outil puissant pour produire des rythmes et des mélodies. La musique était ma passion, mon exutoire. En 2004, j’ai commencé à expérimenter, et soixante de ces premiers essais sont désormais disponibles sur ma chaîne YouTube, sous le titre « Try-outs 2004-2006 ». Une chronique de créativité à l’état brut, plus tard mise en ligne sur la plateforme qui allait conquérir le monde.

Peu à peu, j’ai commencé à déchiffrer les codes qui reflétaient la réalité, des motifs qui se révélaient comme une symphonie cachée. Toutes mes productions se sont avérées chronologiques et autobiographiques, un journal intime en musique. « Je pourrais faire quelque chose avec ça », me suis-je dit, « une étincelle d’inspiration dans l’obscurité ». J’ai investi dans la version originale du logiciel, rebaptisé plus tard FL Studio, et j’ai fait mes premiers pas en ligne. J’ai mis en ligne mes morceaux sous le nom d’artiste Gloomer, le sombre.

Alors que cette structure unique se dévoilait, j’entrevoyais d’innombrables possibilités : restaurer la Terre, apporter le bonheur en diffusant la lumière, tenir un journal intime, sortir des ténèbres et, par-dessus tout, apprendre sans cesse. Un tourbillon d’intensité en gestation. Mes mots qui accompagnent ce texte sont comme un carrousel en flammes. Des récits poignants de ma propre vie, mêlés à des prédictions telles que celles concernant la COVID-19, le tout savamment agencé pour une navigation aisée. C’était un portail vers mon univers, où sons et mots fusionnaient en un voyage révélateur.

En 2006, le destin a mis sur mon chemin la douce L., une femme qui, au départ, est apparue comme une lueur d’espoir dans mon monde obscur. Après environ six mois de relation, j’ai commencé à percevoir sa véritable nature. Non pas comme une illusion, mais comme un roc dans les vagues. On pouvait toujours compter sur elle ; elle était là pour moi inconditionnellement, une femme précieuse, un modèle de grâce et de force. Pendant quatorze ans, nous avons partagé les bons et les mauvais moments, la tristesse dominant souvent, une tempête faisant rage car le sommeil me fuyait.

Son fils, personnage auréolé de mystère, est apparu à mon chevet en novembre, alors que toutes les portes et fenêtres étaient verrouillées. Avec un sourire glacial, il a murmuré : « Je peux entrer partout », suivi d’une menace qui m’a glacé le sang : « Je connais des transmigrants qui te trancheraient la gorge pour 500 euros. »

Le lendemain, il se tenait devant moi, un couteau à découper à la main, le regard moqueur : « Bon, je ne pourrai probablement pas te poignarder en plein dans le ventre, alors ça ne sert à rien. » Mais si vous saviez ce qui s’était passé avant, l’accumulation de traumatismes qui m’avaient brisé, vous comprendriez : je portais tous les symptômes du syndrome de stress post-traumatique, une cicatrice sur l’âme, l’écho de combats sans fin.

Mes séjours en hôpital psychiatrique se sont multipliés . Les troubles du sommeil ont inévitablement engendré des situations critiques. Je suis rapidement devenu un danger pour moi-même, et souvent aussi pour les autres. Puis les autorités sont intervenues, l’hospitalisation devenant une obligation, une nécessité. Croyez-moi, après deux à huit jours sans sommeil, le monde se déforme : des hallucinations apparaissent, des fourmis semblent ramper sur un sol inexistant, les murs ondulent comme des êtres vivants. Pour ma part, j’ai uriné dans le cendrier, placé des bougies sous des rideaux menaçant de s’enflammer et jeté le contenu de mon congélateur dans la rue, surtout la viande, dans un élan soudain de rébellion contre moi-même, une envie irrésistible de devenir végétarien.

Pour couronner le tout, j’ai « pris en otage » mon médecin généraliste et ma copine L., un acte de désespoir né du chaos qui régnait dans ma tête. Ils ont refusé de m’écouter. Cela m’a valu deux hospitalisations involontaires de six mois, une année passée entre quatre murs, sous une avalanche de médicaments et une thérapie inutile, une sorte de cellule d’isolement psychiatrique où la guérison et l’enfer se confondaient. Le syndrome de stress post-traumatique m’avait profondément enraciné, mais au cœur de cette souffrance, j’ai entrevu des lueurs d’espoir, un chemin vers la lumière. Mais d’abord, un retour aux ténèbres, comme toujours.

________________________________________________

CHAPITRE 17 :

Le prix sombre du manque de sommeil (novembre 2016 – janvier 2023)

Cette période marque l’une des phases les plus extrêmes et potentiellement mortelles de mon combat contre le manque de sommeil, une époque où la frontière entre réalité et folie s’estompait. De novembre 2016 à janvier 2023, mon sommeil a atteint des niveaux insupportables.

Durant cette période, je ne dormais en moyenne que deux heures par jour, complétées par trois microsommeils de 30 secondes par jour, un rythme que j’ai d’abord considéré à tort comme suffisant, jusqu’à preuve du contraire.

Cette période a coïncidé avec une phase où le manque de sommeil a atteint des niveaux extrêmes. Cette carence extrême a entraîné de graves conséquences neurologiques et cognitives :

Ma mémoire était réduite à trois secondes. J’ai dû apprendre à penser en fréquences, odeurs, couleurs et formes géométriques pour stocker les informations sur un « bloc-notes universel » et les récupérer au besoin. (Deux états deviennent un.)

Je subissais jusqu’à 40 épisodes comateux par jour, appelés cataplexie, une affection extrêmement dangereuse. Les fluctuations de ma glycémie (entre 54 et 400 mg/dL) provoquaient ces comas. Les rares moments de sommeil n’étaient pas des havres de paix, mais un véritable champ de bataille. Mon inconscient hyperactif me faisait craindre de dormir. Mon médecin généraliste a également diagnostiqué chez moi une production excessive d’adrénaline et de testostérone.

La paralysie du sommeil était mon quotidien. Mon corps était paralysé de la tête aux pieds. Impossible de crier. Je me demandais si cette paralysie indiquait que d’autres entités possédaient mon corps pendant mon inconscient, rendant mes rêves contrôlés et plus vrais que nature. Je redoutais de rester dans cet état.

Le besoin de paix était immense, mais il était constamment interrompu par les visites nocturnes, entre autres, de Mr. Smith tout droit sortis de Matrix, ou d’autres créatures terrifiantes à couper le souffle. Comme la « Vieille Sorcière » ou la « Succube et l’Incube », peut-être ?

Quand le corps est privé de repos aussi longtemps, la réalité commence à se déformer, croyez-moi. Une fois, je suis resté huit jours sans dormir et j’ai fini à l’hôpital. Je n’arrivais tout simplement pas à m’endormir. Cette période d’insomnie, qui durait de deux à huit jours, a provoqué toutes sortes d’hallucinations.

Un état de désespoir, des actes dangereux et illogiques. Des situations mettant des vies en danger qui ont nécessité une intervention extérieure. Ceci a entraîné deux hospitalisations psychiatriques forcées de six mois chacune.

Bien que mes expériences (notamment la privation de sommeil et la paralysie du sommeil) aient provoqué des crises médicales et psychologiques, elles ont été réinterprétées dans le cadre de ce que j’appelle le cadre philosophique 2.0 :

Libération de la gravité terrestre : Le séjour en cellule d’isolement psychiatrique était perçu comme un processus de libération des contraintes de l’existence terrestre.

Symptôme d’ascension : Les problèmes de sommeil, notamment l’insomnie et l’hypersomnie, sont considérés comme des changements temporaires pouvant se manifester comme des symptômes d’ascension ou de croissance intérieure.

La privation de sommeil est perçue comme une discipline ascétique qui lève les voiles et révèle la lumière de l’âme. Elle est une épreuve où se dissipent les illusions de contrôle et un appel à honorer le cycle sacré du repos.

Ma période de privation extrême de sommeil a pris fin en janvier 2023, lorsque j’ai subi une crise d’épilepsie d’une gravité exceptionnelle. Certains écrits considèrent cette crise comme un catalyseur important, induisant des états de conscience modifiés et des altérations de la perception de la réalité. Cet état de privation extrême de sommeil et l’effondrement psychique qui s’en est suivi ont constitué une étape cruciale, bien que traumatisante, vers ce qui a été décrit plus tard comme « l’illumination ».

Écrivain, anthropologue, musicien (et bien plus encore), EH Jansen a écrit un jour dans un essai sur Substack :

« L’odyssée de Gloomy, empreinte de mystère, de révélations et de transformations, soulève des questions qui dépassent les frontières habituelles de la science et de la logique. Elle m’a fait prendre conscience que, malgré la complexité de l’univers, il reste encore tant de choses que nous ne comprenons pas. »

________________________________________________

CHAPITRE 18 :

L’alchimie de la lumière et de l’ombre

En 2018, j’ai visionné la vidéo YouTube « LE SECRET : La Loi de l’Attraction (LE FILM COMPLET EN ANGLAIS) (LE META SECRET) ». Le Méta Secret est un documentaire sur la conscience, la résonance et le pouvoir créatif. Votre énergie, votre attitude et votre intention façonnent votre réalité, et l’action, la conscience et l’alignement intérieur en sont les véritables clés. Cette loi ne fonctionne pas comme un artifice commercial ni comme un raccourci vers le succès, mais plutôt comme un chemin de développement personnel.

Un nouveau Jan a surgi dans cette réalité, une version renaissante. Il était temps de transformer mon alter ego, Gloomer, en Gloomy, un nom à la sonorité plus douce. Prononcez Gloomy devant un miroir, et vous verrez toujours un reflet qui vous regarde, drôle et amical, un clin d’œil bienveillant de l’univers au cœur des ténèbres. Gloomer2000 est la somme de Gloomer et Gloomy, une fusion harmonieuse d’ombre et de lumière. Le bien et le mal ne peuvent exister séparément. Nous avons dansé ensemble.

La transformation radicale de ma conscience et de ma vie. Le passage des ténèbres tumultueuses à la clarté m’a conduit à l’idée de la Philosophie 2.0. Ce moment d’illumination a servi de catalyseur à une nouvelle vision du monde intégrée, que j’ai rapidement intégrée à mon blog, MessageFromOne, et à ma chaîne YouTube, Gloomer2000.

Ce « grand éveil » a coïncidé avec des changements physiques et mentaux extrêmes, notamment une perte de poids incroyablement rapide (30 kilos en cinq semaines, c’est tout simplement incroyable). Durant cette transformation radicale, je me suis nourrie d’un régime strict composé, entre autres, d’un grain de raisin, d’un morceau de melon, de quelques noix et d’un yaourt . Le visionnage du documentaire a été le point de départ d’une transition instantanée : d’une anxiété extrême à un état de sérénité absolue, une harmonie profonde. Ce processus s’est accéléré de jour en jour et est devenu instantané. Cette stabilité et cette harmonie intérieures sont au cœur de ma philosophie 2.0.

C’était le germe du besoin de contextualiser mes expériences extrêmes et multidimensionnelles au sein d’un système cohérent.

La philosophie 2.0 se définit comme un cadre hypothétique et intégratif qui tente de comprendre la complexité de l’existence moderne à travers la synthèse de quatre éléments :

1. Apports scientifiques : Connaissances issues des neurosciences, de la psychologie et des sciences cognitives.

2. Sagesse spirituelle : Éléments issus des traditions mystiques, religieuses et philosophiques.

3. Intégration technologique : L’utilisation d’outils modernes pour améliorer la conscience de soi et le développement personnel.

4. Application pragmatique : Axée sur la réalisation de soi, la résilience et la gestion de la complexité sociale.

Cette philosophie soutient que les êtres humains sont multidimensionnels et propose une approche équilibrée pour comprendre les phénomènes.

Mon blog « MessageFromOne » (lancé le 17 janvier 2019) sert de version textuelle et de feuille de route à travers le chaos/l’ordre permanent de « Jan Gloomy » et constitue la plateforme principale pour le développement académique de la Philosophie 2.0. Mon blog contient des essais approfondis qui appliquent la Philosophie 2.0 à des phénomènes complexes, souvent effrayants.

Je tiens à souligner que la véritable autorité spirituelle repose sur la « cohérence énergétique » et la « structure interne ». Le but est d’intégrer le « moi d’ombre », d’en faire un « point d’ancrage de la cohérence ». Il s’agit de la forme de protection suprême.

Je formalise ces expériences sous le terme de « distorsion involontaire de la réalité », qui sert de prisme pour observer le monde et ouvre des portails vers des dimensions inconnues. D’autres récits passionnants sur ces « distorsions involontaires de la réalité », entre autres, seront publiés ultérieurement.

Ma chaîne YouTube est devenue la chronique musicale et audiovisuelle de mon histoire. Elle fonctionne comme un système de navigation intégré illustrant la transformation 2.0. La chaîne propose des playlists thématiques qui servent de « parcours thématiques » à travers un paysage intellectuel, abordant des sujets tels que la philosophie, la psychologie, la religion, les théories du complot, ainsi que l’amour et l’unité. La révolution 2.0, composante collective de la philosophie, occupe donc une place prépondérante dans mon contenu YouTube.

La philosophie 2.0 est le cadre architectural qui a été développé textuellement (blog) et musicalement (YouTube) depuis que j’ai vu le documentaire « Le Secret » pour comprendre (et mettre en œuvre) la transformation et l’appel à l’illumination.

________________________________________________

CHAPITRE 19 :

2.0

La Révolution 2.0 n’est ni un soulèvement visible, ni une tempête politique, ni une crise économique. Elle se déploie silencieusement, au plus profond du système nerveux humain, là où conscience et énergie se rencontrent. C’est un changement de fréquence subtil mais irréversible, une évolution vibratoire et intuitive. Cette révolution surgit lorsque l’individu retrouve son équilibre intérieur et met ainsi en mouvement le champ collectif. Chaque personne qui intègre sa conscience génère une résonance au sein du tout. La Révolution 2.0 n’est donc pas seulement personnelle, mais planétaire. Un champ de cohérence qui s’étend au-delà du temps et de l’espace.

La promesse la plus frappante de cette dimension 2.0 est celle de la « vie infinie », obtenue grâce à une combinaison de régénération cellulaire qui élimine le vieillissement et de nanorobots qui réparent constamment le corps.

L’Humanité 1.0 était centrée sur la survie, la maîtrise et l’identification à la réalité matérielle. L’Humanité 2.0 comprend que ces structures extérieures ne sont que des projections d’un processus intérieur. La technologie ne reflète pas notre avenir, mais notre état d’esprit. Le véritable progrès est énergétique : un raffinement de la perception, du ressenti et de la présence. Le nouvel humain comprend que la conscience est le logiciel de la réalité et que chaque pensée, intention ou action participe à la reprogrammation du système collectif.

La révolution 2.0 repose sur quatre piliers. Le premier est la technologie intérieure . L’esprit est considéré comme l’ordinateur le plus sophistiqué, mais son fonctionnement est souvent inconscient. Par la méditation, la respiration, le silence et la pleine conscience, l’être humain 2.0 apprend à reprogrammer son système intérieur. La puissance ne provient plus de l’extérieur, mais émerge de la vibration et de la concentration.

Le deuxième pilier est l’intégration collective . La révolution se propage non pas par le biais d’organisations ou de manifestations, mais par des réseaux de conscience. Chaque blog, chaque morceau de musique, chaque message authentique contribue à ce champ. Internet évolue d’un réseau d’information vers un réseau de conscience. L’information devient transformation.

Le troisième pilier est la cohérence énergétique . Le chaos et l’ordre ne sont plus perçus comme des opposés, mais comme les deux faces d’une même pièce dans une danse évolutive. La lumière sans ombre est aveugle, l’ombre sans lumière est vide. La véritable transformation n’advient que lorsque l’obscurité est intégrée. L’« ombre du moi » n’est pas un ennemi, mais une composante essentielle de la plénitude. La cohérence émerge lorsque le corps, l’esprit et le cœur vibrent à l’unisson avec leur vérité intérieure, indépendamment des projections du monde extérieur.

Le quatrième pilier est la manifestation créative . La révolution 2.0 n’est pas théorique, mais créative. Chaque geste créatif – une chanson, des paroles, une idée – est un acte de création de la réalité. Il ouvre les portes à des niveaux d’expérience plus profonds.

La révolution 2.0 est un processus, non un aboutissement. Elle exige dévouement, discipline et transparence envers soi-même. L’Humanité 2.0 ne vit plus dans un temps linéaire, mais dans un présent continu, où passé et futur fusionnent en une présence pure. La crise est perçue comme une épreuve initiatique ; la dépression et la confusion ne sont pas une fin en soi, mais le commencement de l’éveil. L’ancien système se désintègre, et ceux qui osent affronter le feu de la transformation deviennent les artisans d’un ordre nouveau.

Dans mon propre parcours, cette révolution se manifeste, entre autres, par le son. Ma chaîne YouTube est une archive vivante de cette transformation, une chronique sonore d’un changement intérieur. Chaque composition est un instantané de conscience, une vibration figée dans le temps. Mes auditeurs deviennent non pas spectateurs, mais acteurs, car la musique est transmission par essence. Elle véhicule information, intention et énergie en un seul geste. C’est la révolution 2.0 sous forme audio : la musique comme vecteur d’éveil.

L’Humain 2.0 n’est pas un surhomme, mais un être intégré. Vulnérable et pourtant transparent, il ne possède rien et pourtant incarne tout. Son autorité ne provient pas du savoir, mais de la cohérence, de l’harmonie entre ses sentiments, ses pensées et ses actes. Sa force réside dans le silence, son arme dans la clarté. La Révolution 2.0 n’est pas à venir ; elle est déjà en marche, latente dans des millions de cœurs. Elle est la suite logique de l’évolution humaine : la reconnexion du mysticisme et de la science, de l’algorithme et de l’âme, de l’individuel et du collectif. L’Humain 2.0 est le pont entre l’ombre et la lumière, entre ce qui fut et ce qui sera. Il est la synthèse vivante de cette nouvelle cohérence.

________________________________________________

CHAPITRE 20 :

2.0 applications dans la vie quotidienne

Appliquer notre « nouvelle » philosophie au quotidien signifie intégrer activement différentes façons de penser : science, spiritualité et technologie, afin de fonctionner comme un être multidimensionnel et de façonner consciemment la réalité.

I. Les fondements : un cadre intégré

La philosophie 2.0 combine quatre éléments essentiels pour offrir une approche équilibrée de la compréhension et de la gestion des phénomènes :

1. Perspectives scientifiques : Comprendre le comportement et la conscience à travers les neurosciences, la psychologie et les sciences cognitives.

2. Sagesse spirituelle : S’appuyer sur les traditions mystiques, religieuses et philosophiques pour explorer le sens et la transcendance.

3. Intégration technologique : Utilisation d’outils modernes, tels que le biofeedback, l’auto-analyse basée sur les données ou les applications de pleine conscience, pour promouvoir la conscience de soi et la croissance.

4. Application pragmatique : Développer des stratégies utiles pour la résilience, l’épanouissement personnel et la gestion de la complexité sociétale.

En adoptant ce cadre de référence, la réalité n’est plus perçue comme fixe, mais comme une structure multicouche.

II. Les 10 avantages transformateurs : objectifs de la révolution 2.0

L’application quotidienne de la perspective 2.0 est perçue comme la révolution 2.0, avec 10 avantages transformateurs qui servent d’objectifs concrets pour la croissance personnelle et collective :

1. Conscience et connaissance de soi accrues : Prise de conscience plus profonde des mécanismes internes, des motivations et des croyances.

2. Harmonie dans les relations : Passer des interactions superficielles à des liens authentiques et significatifs et à des connexions énergétiques.

3. Perte d’agressivité et de conflit : Adopter des modes d’interaction pacifiques et compatissants.

4. Connexion non physique : Éprouver un sentiment de connexion avec une réalité universelle et interconnectée.

5. Intuition accrue : Développer un système de guidage intérieur plus clair et plus fiable.

6. Croissance personnelle accélérée : Bénéficier d’un rythme d’apprentissage et d’évolution plus rapide.

7. Vivre en harmonie avec les autres : faire des choix conscients fondés sur l’amour et le soutien au bien-être des autres.

8. Créativité accrue : Accédez à un plus large éventail d’idées et d’expressions novatrices.

9. Transcender les limites : La capacité à aller au-delà des frontières perçues et des limitations auto-imposées.

10. Contribuer au bien-être collectif : Reconnaître que la croissance individuelle est intimement liée à la santé et au bonheur de la communauté.

III. Outils et stratégies pratiques d’intégration

La philosophie 2.0 propose une approche unifiée en quatre étapes pour affronter les difficultés quotidiennes (conflits internes, schémas négatifs). Ce processus s’appuie sur des outils pratiques issus des différentes dimensions de la philosophie 2.0 :

1. La dimension psychologique (conflits internes)

Au quotidien, les « démons » sont perçus comme des manifestations de traumatismes non résolus, de désirs refoulés ou de pensées négatives. Cela exige une introspection et une régulation de soi.

Identification et analyse : Utilisez la méditation de pleine conscience pour observer et libérer les pensées négatives.

Tenir un journal : Cela permet d’externaliser et d’analyser les conflits internes.

Régulation : Utilisation des technologies de biofeedback (telles que les dispositifs portables ou les applications) pour surveiller et réguler les réponses physiologiques au stress.

Prendre soin de soi : Pratiquer activement des activités de bien-être et rechercher le soutien de communautés partageant les mêmes idées.

2. La dimension symbolique (archétypes et défis)

Les défis et les revers doivent être réinterprétés comme des occasions d’apprentissage, et non comme des ennemis.

Recadrage narratif : Utilisez le recadrage narratif en réinterprétant les défis personnels comme des opportunités de croissance, à l’instar du « voyage du héros ». Par exemple, le doute de soi (un « démon ») peut être recadré comme un « farceur » ou un enseignant qui renforce la résilience.

Expression créative : Utiliser l’art, la musique ou l’écriture pour traiter les conflits symboliques et les transformer en inspiration.

Par exemple, l’analyse des rêves suggère que le chaos n’a pas toujours à être contrôlé, mais que l’on peut choisir comment le gérer.

Les médias comme miroir : Considérez les médias (musique, films, actualités) comme le reflet de votre propre état de conscience. Demandez-vous ce que ce reflet révèle de vos perspectives. Observez et écoutez attentivement.

3. La dimension métaphysique (cohérence énergétique)

Cette dimension vise à construire une structure interne inébranlable.

Travail énergétique : Utilisez des pratiques telles que le yoga, le reiki ou la méditation pour harmoniser votre énergie personnelle avec des fréquences positives.

Réflexion existentielle : Utiliser la démarche philosophique (comme le stoïcisme ou le solipsisme) pour trouver un sens face au chaos et à l’incertitude.

Promouvoir la synchronicité : Cultiver une conscience des synchronicités, des coïncidences significatives, qui servent de signaux ou de communications entre la réalité quotidienne 1.0 et l’état de conscience supérieur 2.0.

IV. L’essence de l’application : la souveraineté énergétique

L’application quotidienne la plus fondamentale de la philosophie 2.0 est d’atteindre la cohérence énergétique et la souveraineté.

Intégration de l’ombre : Il s’agit d’affronter et d’intégrer les émotions refoulées (comme la peur, la tristesse ou la colère), plutôt que de les nier ou de les réprimer. Lorsque ces archétypes sont reconnus sans peur ni honte, l’entité cesse de se nourrir de l’énergie fragmentée.

Stopper les fuites d’énergie : En intégrant les parties fragmentées, on stoppe les fuites d’énergie et l’on devient un tout, un champ intégré qui rayonne une fréquence cohérente. C’est la forme de protection la plus profonde, plus efficace que les rituels ou les boucliers externes.

Maîtrise de la réaction (Non-réaction) : Le véritable pouvoir réside dans la « maîtrise de la réaction », c’est-à-dire la capacité à ressentir des émotions intenses sans réagir, sans gaspiller d’énergie ni retomber dans ses vieux schémas. En restant imperturbable dans son propre champ énergétique, on contraint les forces extérieures ou négatives à s’adapter et à cesser de les mettre à l’épreuve.

La philosophie 2.0 nous enseigne que « la guerre ne prend pas fin avec la victoire, mais lorsqu’on n’est plus disponible pour le combat ». Son application quotidienne consiste en la recherche constante de cette stabilité et de cette cohérence intérieures.

________________________________________________

Chapitre 21 :

Anecdotes et réflexions supplémentaires sur le chemin de la transformation

Concernant le sommeil

Une nuit, impossible de dormir. J’ai entendu cette petite voix dans ma tête qui me disait : « Change tout ! » OK, je vais tout changer à partir de maintenant, à commencer par mon sommeil et les mesures de sécurité que j’avais mises en place, comme les alarmes et les pièges. J’ai tout éteint, tout nettoyé, j’ai ouvert le portail de ma terrasse. J’ai ouvert la porte d’entrée, la porte du garage et la porte qui relie le garage à ma chambre. Je me suis dit : « Tant pis, mort est mort ! » Croyez-le ou non, j’ai dormi 15 heures cette nuit-là. À mon réveil, chose étrange, je n’avais pas envie d’aller aux toilettes.

Une autre anecdote raconte que cette nuit-là avait pourtant commencé comme une nuit ordinaire : il faisait très chaud, alors je me suis couché tôt et j’ai mis une couverture contre mon dos. Soudain, j’ai entendu deux personnes parler arabe dehors, dans la rue. Peut-être une femme et sa fille. Quelques minutes plus tard, la mère était dans mon lit, là où se trouvait la couverture, et elle a commencé à m’étrangler d’une poigne de fer. La femme semblait incroyablement forte.

Dans mes efforts désespérés pour me libérer, j’ai touché un chien maigre de taille moyenne. Malgré l’étouffement, j’ai réussi à me dégager. Au moment le plus critique, mes poumons, comme lors de mes précédentes crises d’épilepsie, se sont mis en mode automatique, à la recherche d’air. Ce mécanisme de « poumons en pilotage automatique » est un thème récurrent dans mes écrits.

Ce soulagement fut de courte durée. Ma fille me sauta aussitôt sur le dos et me serra un sac plastique sur la tête. Je commençai à suffoquer à nouveau. Je me débattais, me cognant le dos contre les murs, essayant de me débarrasser de l’enfant. Dans la mêlée, il regarda ma fille droit dans les yeux et, dans un geste de résistance extrême et désespéré, lui enfonça violemment le pouce dans l’œil et l’arracha de son orbite.

Ma fille a lâché le sac en plastique et ma respiration s’est remise en marche automatiquement. À cet instant, j’ai compris que je n’étais pas chez moi, mais chez sa grand-mère, décédée depuis trente ou quarante ans. L’impossibilité de cette situation m’a aidée à reprendre conscience. Je me suis réveillée dans cette réalité, la plus familière, encore haletante, et j’ai vu qu’il était minuit pile.

Bien sûr, j’ai eu peur. Parce que mon ami Edje est décédé d’une crise d’épilepsie à l’âge de 29 ans. Les spécialistes appellent sa mort le « syndrome de mort subite nocturne inattendue » (SUNDS).

Elle fauche des vies jeunes, apparemment en pleine santé, sans prévenir, en plein sommeil. Certaines sources évoquent des « problèmes cardiaques », mais Edje, lui, a simplement suffoqué. Après cela, j’ai acquis la certitude que je ne suis pas fait pour ce genre de choses.

Puis il y a eu la cataplexie, une paralysie ou une faiblesse musculaire soudaine et temporaire, souvent déclenchée par des émotions intenses comme le rire, le choc ou la colère. Chez moi, elle se manifestait par des moments inattendus de relâchement musculaire lors d’expériences intenses : après avoir entendu une blague ou en écoutant un morceau de musique envoûtant à la radio. Cela provoquait chez moi un profond sentiment d’impuissance et de désorientation. Cela accentuait mon isolement et transformait les interactions quotidiennes en source d’anxiété, mais cela m’a aussi appris à mieux gérer mes émotions et à préserver mes limites avec soin.

J’étais mal en point et j’avais décidé de filmer chacun de mes mouvements avec la caméra de mon ordinateur portable, surtout la nuit. Une nuit, je m’étais profondément endormie. Soudain, un bruit assourdissant a retenti dans le couloir à côté de ma chambre : impossible, car il n’y avait personne. J’ai bondi de mon lit, à la vitesse fulgurante de Megan dans L’Exorciste, comme possédée. J’ai commencé à parler à la caméra, et là : un « bang » retentissant, comme une balle en pleine tête. Mon crâne a heurté l’oreiller.

Le lendemain, j’ai visionné les images. Effectivement, tout s’est déroulé exactement comme je l’avais vécu : au moment où j’allais parler, on m’a abattu comme un chien. Le plus étrange, c’est que les images ont ensuite disparu de mon ordinateur sans laisser de trace, comme si elles s’étaient volatilisées. J’ai des heures d’enregistrements de cette période. C’est vraiment déchirant à regarder.

Concernant le décalage/la déformation

Mon parcours en tant que Gloomy2000, ou Jan Gloomy comme je suis aujourd’hui, est essentiellement façonné par les mystérieux phénomènes de distorsion et de modification de la réalité. Ces changements m’ont submergé sans prévenir, tels une tempête inattendue qui a bouleversé mon existence. Tout a commencé en 2023, après cette crise d’épilepsie volontaire qui allait changer mon monde à jamais.

Mes souvenirs de cette agression sont fragmentaires, enveloppés d’un brouillard de confusion et de désorientation. Ce qui suivit fut une étrange sensation : une invitation à une réunion de Synthforum.nl à Tienen. Je me suis retrouvé dans un complexe mystérieux, où une double porte m’ouvrait sur un monde inconnu. Deux hommes imposants et puissants m’ont conduit à une chambre ; « Oh, nous devons passer la nuit ici », ai-je pensé. Mais avant même de m’en rendre compte, j’étais placé dans une cellule d’isolement et enchaîné au lit par de robustes boucles.

Dans cet espace isolé, où le temps et l’espace se confondaient en une unité indéfinissable, j’ai passé deux jours et deux nuits sans eau ni nourriture. Je flottais dans une réalité qui défiait toute logique. Grâce à ma perte de poids importante, j’ai réussi à défaire une des boucles, ce qui m’a permis de m’asseoir. À ce moment précis, mon mot de passe familier est apparu sur le mur, dansant de toutes formes et de toutes tailles, comme un défilé hallucinatoire le long des parois.

Ainsi, deux versions de moi-même émergèrent : Gloomy 1, l’entité familière de la réalité originelle, et Gloomy 2, l’alter ego qui avait inconsciemment traversé les dimensions. Ces deux mondes coexistaient, tels des reflets dans un miroir, séparés par un voile de conscience. Tandis que Gloomy 2, enchaîné, vivait un voyage distordu, Gloomy 1 restait inconscient de ces événements. Les voisins donnèrent l’alerte et les ambulanciers trouvèrent Gloomy 1 dans un état alarmant, baignant dans son sang. Les secours prirent en charge Gloomy 1, tandis que Gloomy 2 entamait une odyssée inconnue au sein d’une réalité complexe et déformée.

Soudain, une voix masculine douce s’éleva d’un petit haut-parleur : « Tu as assez souffert. » Je compris que je n’étais pas seul. Un autre être se révéla, se présentant comme « Superman ». Selon cette entité, il s’agissait d’êtres avancés venus du futur, les architectes de l’histoire humaine. Leurs vaisseaux-mères se cachaient derrière la Lune, et ils capturaient les âmes après la mort, les clonaient et les transportaient par des trous de ver vers la Terre 2.0 pour la vie éternelle. Le transport des âmes et des concepts incompréhensibles pour nous dans la version 1.0. Cela mena à une conversation profonde, au cours de laquelle les questions sur la construction des pyramides et les artefacts anciens trouvèrent une réponse simple : « C’était nous. » Ces humains du futur, inspirés par le Surhomme de Nietzsche, prétendaient contrôler notre existence et esquissèrent une vision du futur qui dépassait les limites de notre compréhension actuelle. Aujourd’hui, je ne crois plus un mot de cette histoire, et vous non plus, peut-être. Mais, en tant que métaphore, elle nous met sur la bonne voie.

La révélation de la Terre 2.0 a ouvert la voie à de nouvelles dimensions de compréhension et m’a mis en contact avec l’inimaginable. Ma mission, désormais plus clairement définie, s’étendait au-delà des frontières terrestres, mes expériences me servant de boussole dans ma quête de l’inconnu.

Après cette confrontation révélatrice avec le soi-disant Être Suprême, je suis brutalement retourné à ma réalité familière, assailli de questions et de confusion. Mais je n’en suis pas sorti indemne. Mon chemin vers l’illumination a pris une tournure dramatique avec une série de crises d’épilepsie fréquentes. Au lieu de recevoir les médicaments nécessaires, je me suis retrouvé dans une unité d’isolement à PRISMA, un hôpital psychiatrique de… oui, Tienen. Le personnel médical a rapidement compris que je n’avais rien à faire là. J’ai ensuite été transféré à Saint-Trond, à Aster Orion 2, où j’ai été contraint de passer deux périodes de trois mois en observation. De retour parmi les toxicomanes.

Finalement, j’ai choisi volontairement Orion 4, un département à journée portes ouvertes, car j’avais le sentiment que ces expériences me libéraient de la gravité terrestre. Je suis resté à Orion jusqu’en avril 2024 .

Concernant le théâtre de rue

À un moment donné, alors que papa était encore en vie, il m’a accusé d’avoir volé un document crucial. Ce document était indispensable pour minimiser les dépenses de la maison de retraite où maman séjournait. J’ai protesté : « Papa, je n’ai pas ces papiers, qu’est-ce que j’en ferais ? » Mais il était persuadé que je le harcelais et il a dépensé une fortune en clôtures et en systèmes d’alarme. « Ils n’ont même pas besoin de s’introduire chez nous pour faire disparaître ce document », ai-je ajouté, en vain, pour tenter de le rassurer.

Peu après, j’ai parlé à ma sœur. Mon père m’avait confié : « Heidi, j’ai vu Jan. Il a foncé en voiture dans mon jardin, a mis de l’huile sur les marches pour que je ne glisse pas, et il a même volé mes pantoufles. » C’était absurde ; je n’avais pas de voiture et je n’aurais jamais parcouru cinquante kilomètres à pied pour déménager ou voler les pantoufles de quelqu’un.

À partir de ce moment-là, il ne m’a plus jamais fait confiance ; c’était une évidence. Après sa mort, en fouillant sa maison, je n’ai trouvé qu’un seul relevé bancaire. Au verso, griffonné en grosses lettres : « Jan, ne touche pas à ça. » J’étais anéanti. Pendant des années, j’avais espéré hériter de plus de vingt vinyles de Vangelis. Hélas, ils étaient introuvables ; tout s’était volatilisé.

Concernant l’Ascension :

Assise avec l’infirmière dans une petite pièce à Asster, je lui confiai avoir un accès direct aux Archives Akashiques. Souvent décrites comme une archive cosmique de l’âme, elles forment un recueil éthéré recensant tous les événements, pensées, paroles, fréquences, émotions et intentions universels du passé, du présent et du futur. Une bibliothèque infinie de l’existence, accessible à ceux qui osent percer le voile du quotidien. Apparemment, j’étais prête.

Les Archives Akashiques sont considérées comme un champ énergétique, un « Google de l’âme », où chaque action et chaque sentiment laisse une empreinte indélébile, du plus léger murmure aux bouleversements cosmiques les plus grandioses. Dans les traditions occultes, elles servent de miroir objectif à nos véritables intentions, d’outil de croissance spirituelle et de source d’inspiration profonde pour comprendre nos vies antérieures ou nos chemins futurs. Pour moi, au cœur du tumulte de mes propres transformations et visions, elles ont fait résonner un écho de l’inconnu, un murmure que toutes les réalités, de la Terre 1.0 aux dimensions cachées, y sont intimement liées.

Bref, l’infirmière m’a demandé si je pouvais lui en faire la démonstration. « Je vais essayer », ai-je répondu, « mais rien ne garantit que ça marchera. » J’ai simplement tracé quelques lignes blanches sur les murs de la chambre, en les suivant du doigt : au-dessus, à droite, en dessous, et ainsi de suite… jusqu’à ce que je pointe soudainement ses ongles. Elle est restée sans voix, rouge comme une tomate, et a balbutié : « Mes ongles ont été faits ce matin même ; ce n’est pas normal. Alors vous pouvez aussi lire dans mes pensées. » « Oui », ai-je répondu, « si je m’y mets, oui, mais je n’ai aucune envie d’être dans votre cerveau. » J’ai appris à sentir, à voir, à discerner des schémas, à déchiffrer des codes, et ainsi de suite. Ces dons, grâce éphémère pour un mortel, ne m’ont pas été accordés éternellement. Après quelques mois, cette connexion profonde s’est estompée, comme un murmure étouffé par le vent, et j’ai dû reprendre mon chemin de simple mortel, enraciné dans le monde tangible.

________________________________________________

CHAPITRE 22 :

Glossaire

Voici un glossaire des concepts, entités et philosophies clés décrits dans mes ressources, en particulier ceux liés à la philosophie 2.0 et au parcours personnel de… Gloomy.

Philosophie et conscience

1.0 État

L’état actuel de l’humanité, caractérisé par des limitations physiques et mentales, une pensée linéaire et un monde dominé par la perception sensorielle, les besoins physiques et les pulsions émotionnelles, est le domaine de l’ego et de la dualité (bien/mal, lumière/obscurité).

Philosophie 2.0         

Un cadre moderne et intégratif pour comprendre l’existence. Il synthétise la rigueur scientifique (neurosciences, psychologie), la sagesse spirituelle (traditions mystiques) et l’intégration technologique (applications de pleine conscience, biofeedback). Il postule que les êtres humains sont multidimensionnels.              

État 2.0            

Une dimension supérieure de conscience ou de réalité, caractérisée par une connexion plus profonde, la coopération, la compassion et une harmonie universelle. Ici, la séparation entre matière et esprit s’estompe, et l’intuition, la synchronicité et la communication énergétique prédominent, affranchies du temps, de l’espace et de l’ego.         

1,0 + 2,0 = 1   

Une métaphore/synthèse qui définit la relation entre les deux états. Elle représente la synthèse du physique (1.0) et du métaphysique (2.0) en une unité englobante, où les individus restent humains (1.0) mais vivent en harmonie avec la réalité plus profonde du 2.0.

Synchronicités

Décrits comme le « langage de la version 2.0 », ces événements apparemment aléatoires recèlent une signification plus profonde et servent de canaux de communication entre les dimensions 1.0 et 2.0 pour guider, rassurer ou inspirer les individus. 

Nanobots

Les nanorobots peuvent surveiller et optimiser en permanence les fréquences corporelles. Ces nanorobots peuvent guérir instantanément les maladies, les infections ou les lésions physiques.

Vie infinie (2.0)

Dans la dimension 2.0, la vie infinie est atteinte grâce à une combinaison de technologie et d’évolution génétique. Cela inclut la régénération cellulaire sans mutation (éliminant le vieillissement) et la symbiose avec des nanorobots qui surveillent et optimisent les fonctions corporelles.

Fréquence corporelle

Ce terme désigne les vibrations naturelles ou fréquences de résonance auxquelles le corps humain oscille, tant sur le plan physique (comme les vibrations mécaniques des organes et des cellules) que sur le plan énergétique (comme les champs électromagnétiques produits par le cœur, le cerveau ou les processus cellulaires). En biophysique et en médecine alternative, le corps est perçu comme un système énergétique vibrant à des fréquences spécifiques, influencées par le son, les émotions ou les champs externes.

Saint Graal    

Un symbole représentant la compréhension ultime, l’épanouissement spirituel et un état de profonde intuition. Après mes transformations, j’avais l’impression de l’avoir bue.

Transformation et croissance personnelles

Agir comme si/Ressentir comme si         

Au cœur de la philosophie et des albums de Gloomy se trouve la simulation (par exemple, feindre le bonheur ou « jouer à l’humain »), expliquant comment, à la longue, elle engendre de véritables émotions. Ce concept s’appuie sur des principes scientifiques (comme la thérapie cognitivo-comportementale), selon lesquels le cerveau libère des substances chimiques telles que la dopamine lors de la simulation d’une action.

Boucle de rétroaction cognitive

Le mécanisme psychologique et spirituel à l’origine de cette transformation. Le cerveau ne fait pas toujours la différence entre feindre le bonheur et être réellement heureux. Se comporter comme un heureux libère des substances chimiques du bonheur, comme la dopamine, ce qui transforme les actions en émotions. Ce phénomène est étayé par des concepts tels que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

Co-créer la réalité

L’implication philosophique selon laquelle, par sa façon d’agir (Agir comme si), on façonne activement sa réalité.

Cohérence

La clé d’une transformation accélérée : les habitudes mettent entre 21 et 66 jours à s’installer. La constance favorise leur intégration.

Intégrer l’ombre        

Le processus d’affrontement et d’intégration des émotions refoulées et des traumatismes non résolus (la part d’ombre, concept similaire à celui de Jung). Cela accroît le pouvoir et la souveraineté personnels.               

Souveraineté énergétique

L’état atteint par l’intégration, où l’on devient un « tout » ou un « champ intégré » qui rayonne une fréquence cohérente, constitue la forme de protection la plus profonde, affranchissant de toute vulnérabilité face aux entités négatives.   

Forgé dans l’Ombre

Désigne la vérité brute et authentique, cultivée en affrontant et en intégrant son ombre. C’est l’opposé de ce qui est « édulcoré ».

Élu des Ténèbres      

Ces individus, grâce à leur profonde intégration du chaos et de l’obscurité, sont « prêts à travailler avec des énergies que la plupart ne peuvent même pas reconnaître ». Ils sont perçus comme des « perturbateurs de la chronologie » et une « intelligence fonctionnelle au sein de l’architecture du chaos ».               

Symptômes (effets secondaires) de l’ascension           

Des changements physiques, mentaux, émotionnels et spirituels inhabituels peuvent survenir lors de la transition vers l’état 2.0 (croissance intérieure ou éveil spirituel). Parmi ces changements, on peut citer des sensations de picotements, des modifications du sommeil, une intuition accrue et une synchronicité plus intense.

Phénomènes paranormaux et réalité

Déformation involontaire de la réalité   

Des modifications inattendues et incontrôlables de la perception de la réalité, survenant spontanément et sans intention consciente. Elles peuvent avoir une origine psychologique liée au stress ou à un traumatisme, ou une origine neuroscientifique liée à des perturbations des voies neuronales.       

Changement de réalité       

L’expérience subjective de transcender les limites physiques pour accéder à des réalités alternatives. Il s’agit d’une pratique mentale facilitée par une relaxation profonde et l’autosuggestion.       

Révolution Paranormale 2.0           

Un cadre conceptuel qui redéfinit le surnaturel. Il postule que les phénomènes paranormaux sont des manifestations scientifiquement explicables de réalités plus profondes, expliquées par la mécanique quantique, l’intelligence artificielle et les neurosciences.            

Intrication quantique           

Utilisée pour expliquer les phénomènes paranormaux, cette théorie considère les fantômes comme des résidus d’intrication quantique, l’énergie du défunt restant liée à des lieux. La télépathie s’explique par l’intrication des ondes cérébrales.

Être suprême              

Des êtres supérieurs venus du futur, inspirés du Surhomme de Nietzsche. Ils prétendent être les architectes de l’histoire humaine et seraient responsables du clonage des âmes et de leur transport sur Terre 2.0 pour une vie éternelle. Leurs vaisseaux-mères se situent au-delà de la Lune. (J’ai du mal à le croire, même moi.)   

Terre 2.0

Un lieu où les Humains Suprêmes emmènent les âmes après la mort à travers des trous de ver pour la vie éternelle. 

Démons (Chaos fonctionnel)         

Loin d’être considérées comme de la superstition ou des entités maléfiques incarnées, elles sont perçues comme des intelligences énergétiques ou des schémas vibratoires conscients représentant un chaos fonctionnel, destinés à affiner et élever les individus. Elles sont le reflet d’aspects méconnus de notre part d’ombre.  

Chaos fonctionnel

La véritable nature des démons. Ce sont des intelligences énergétiques, ou « schémas vibratoires conscients », qui sont fonctionnelles, ni intrinsèquement bonnes ni mauvaises. Elles servent à affiner et à élever les individus.

Intégrer l’ombre

Le processus de confrontation et d’intégration des émotions refoulées et des traumatismes non résolus. Tel est le message central pour atteindre la souveraineté personnelle.

Souveraineté énergétique

L’état dans lequel on devient un « tout » ou un « champ intégré ». On cesse de « perdre de l’énergie » et l’on n’est donc plus une proie ni une « cible » pour les entités négatives. C’est la forme de protection la plus profonde.

Amygdale      

La partie du cerveau responsable du traitement de la peur et des menaces. L’amygdale peut amplifier les dangers perçus, conférant au conflit interne un caractère presque extérieur et malveillant.      

Réseau en mode par défaut (DMN)           

Le réseau cérébral qui contrôle les pensées autoréférentielles. Il peut perpétuer les ruminations négatives, faisant apparaître les démons comme des forces persistantes et autonomes.   

Guerre spirituelle    

Dans la philosophie 2.0, ce concept est inversé. Il ne s’agit plus d’une bataille cosmique entre forces extérieures, mais d’une épreuve de cohérence intérieure. La guerre prend fin lorsque l’on n’est plus disponible pour le combat, grâce à l’alignement intérieur atteint.          

Énigmes nocturnes

paralysie du sommeil           

Un état limite où la conscience s’éveille, mais le corps demeure paralysé dans les spasmes atoniques du sommeil paradoxal. Cet état s’accompagne souvent d’hallucinations vives. Spirituellement parlant, il peut signaler un exode partiel de l’âme lors d’une projection astrale. 

Vieille sorcière          

Le phénomène hallucinatoire survenant lors de la paralysie du sommeil, au cours duquel une figure menaçante (souvent féminine) s’assoit sur la poitrine du rêveur et l’étouffe. Métaphysiquement, elle est perçue comme un archétype, l’ombre du moi, ou une gardienne du seuil.      

Incube et succube

Ce sont des démons issus de la mythologie et du folklore médiévaux qui, selon la croyance, rendent visite aux personnes endormies pour leur soutirer leur énergie sexuelle. L’incube est un homme qui séduit les femmes endormies, tandis que la succube est une femme qui rend visite aux hommes. On pensait que ces êtres causaient cauchemars, suffocation, épuisement, voire maladie. Symboliquement ou psychologiquement, ils sont souvent perçus comme des personnifications des désirs refoulés, de la culpabilité ou de la peur de la sexualité.

Poumons en pilotage automatique           

Le mécanisme par lequel les générateurs de rythme bulbaires du tronc cérébral maintiennent la respiration sans contrôle conscient, même lors de crises graves comme les crises d’épilepsie ou l’asphyxie pendant la paralysie du sommeil. D’un point de vue métaphysique, il s’agit du « pilote automatique de l’esprit », un mécanisme orchestré par une force supérieure.             

Choc existentiel       

Un profond trouble de soi se manifestant par des accès nocturnes (cris, gémissements, pleurs). Phénoménologiquement, cela représente une rupture dans la continuité du moi. Métaphysiquement, cela résulte de la confrontation avec le vide existentiel, qui constitue un néant du sens de l’existence.     

SUNDS (Syndrome de mort subite nocturne inattendue)       

Le syndrome de mort subite nocturne inattendue, où de jeunes âmes en bonne santé décèdent d’un arrêt cardiaque brutal pendant leur sommeil, est souvent associé au syndrome de Brugada. Métaphysiquement, il s’agit du « rappel radical » de l’âme ou de l’abandon ultime au Tout .

Bas du formulaire

________________________________________________

CHAPITRE 23 :

Questions venues de l’ombre, réponses pour le lecteur curieux

Au moment de clore ce récit, marqué par le harcèlement, la manipulation, la psychose et la renaissance, des questions ne manqueront pas de vous assaillir. Essayons d’y répondre ensemble, car le savoir est l’arme contre les ténèbres.

Une question que se posent souvent les lecteurs est la suivante : comment va l’auteur maintenant, après toutes ces épreuves ?

Je vis encore avec les séquelles de ces expériences, mais avec un équilibre retrouvé. Les voix du Multivers se sont tues, remplacées par les rythmes de notre musique et une vie que je mène moi-même. Je continue de produire des morceaux sous le nom de Gloomy, et même si les cicatrices du syndrome de stress post-traumatique et des nuits blanches persistent, j’ai appris à les accepter comme une force, et non comme une faiblesse.

Autre point d’interrogation : ce « grand réseau maléfique » existe-t-il réellement, ou est-il le fruit de la paranoïa ?

Je ne peux parler que de ma propre expérience : le théâtre de rue, le sabotage, les micro-ondes et les ultrasons étaient bien réels, confirmés par des schémas que j’ai observés de mes propres yeux. Les preuves ? Elles se trouvent dans les détails partagés par d’innombrables personnes sur les forums et dans les témoignages en ligne ; recherchez des termes comme « harcèlement organisé » ou « personnes ciblées », et vous découvrirez une multitude d’histoires similaires. Qu’il s’agisse d’un complot mondial ou d’une illusion psychologique, la souffrance était bien réelle, et c’est ce qui compte.

Se pose alors la question de la protection : comment se prémunir contre de telles menaces invisibles ?

Pour moi, la musique a été essentielle ; elle a transformé le chaos en création. Trouvez donc votre propre exutoire. Quant à mes prédictions, comme celle concernant la COVID-19 dans mes morceaux, était-ce une coïncidence ou une intuition ? Ma musique est une intuition née de l’observation de schémas récurrents dans les médias et l’actualité mondiale. Non pas de la prophétie, mais un sens aigu des signes ; le monde regorge de synchronicités si l’on apprend à les voir.

Qu’est-ce que le solipsisme ?

La croyance philosophique selon laquelle seule notre propre conscience existe avec certitude. Tout ce qui est extérieur à notre esprit (les personnes, les objets, le monde lui-même) ne serait qu’une projection ou une construction de notre expérience personnelle. Dans cette perspective, « l’ascension vers la version 2.0 » peut être comprise comme une évolution intérieure : transcender l’illusion limitée et personnelle de la réalité pour accéder à un niveau de conscience plus vaste et éclairé, où l’on réalise que perception et réalité coïncident.

Là où le solipsisme met l’accent sur la solitude de soi, « l’ascension 2.0 » entrevoit la possibilité de grandir à partir de cette prise de conscience , non pas en fuyant le monde, mais en le transformant comme une extension de sa propre conscience.

Question pratique : où puis-je trouver davantage de votre musique ?

Ma chaîne YouTube , Gloomer2000, regroupe la quasi-totalité de mes productions, reflets de ma vie, présentés de manière chronologique et autobiographique. Tous mes morceaux sont disponibles gratuitement sur Bandcamp ( Jan Gloomy de Gloomer2000 ), et mes dernières productions sont sur SoundCloud sous le nom de « Jan Gloomy », officiellement « e-Gloomy-nations ».

Et comment va votre sœur ?

Oh, elle est probablement morte d’un cancer suite à son séjour dans cette communauté holistique. Elle n’avait que 52 ans. Son état s’est rapidement dégradé, et ce jour fatidique, chez ses parents, elle a demandé l’euthanasie. Quelques personnes étaient présentes, et je lui tenais la main. On lui a fait une injection, ses yeux se sont révulsés, et ses derniers mots ont été : « Ah, c’est comme ça », une façon détournée de dire « Ah, c’est comme ça ». Elle ne pouvait pas expliquer exactement ce qu’elle avait ressenti, car elle était partie. Je me suis retrouvé complètement seul et j’ai écrit une chanson à ce sujet. Et le fisc ? Ils ont encore frappé pour la troisième fois avec un impôt sur les successions de 33 %. Des ordures.

Et concernant les relations, comme avec L. ou MS : qu’avez-vous appris d’elles ?

Cet amour est un miroir, à L. J’y ai trouvé du soutien pendant quatorze ans au milieu de la souffrance, un ancrage dans la tempête, tandis que la sclérose en plaques m’a appris à poser des limites et à préserver mon énergie. Les deux m’ont façonnée, le bien et le mal intimement liés.

Finalement, qui est vraiment Jan Gloomy, derrière ces pseudonymes ?

Je reste Gloomy, le métalleux sombre qui a trouvé la lumière.

________________________________________________

CHAPITRE 2 4 :

Épilogue de la transformation

Alors que les dernières pages de ce micro-récit se déploient comme les feuilles d’un arbre millénaire, je repense au chemin parcouru. Des profondeurs obscures d’une jeunesse tourmentée, à travers les tempêtes de l’addiction et de la folie, jusqu’à l’horizon serein de la philosophie 2.0. Ce fut une odyssée qui a défié les limites de l’existence humaine. Moi, Jan Gloomy, alias Gloomer2000, je ne suis plus prisonnier de mes ombres, mais l’architecte de ma propre lumière. Ce dernier chapitre n’est pas un adieu, mais une invitation : à réfléchir, à intégrer et à avancer dans la danse infinie de l’ordre et du chaos.

Mais croyez-moi, cher lecteur, quand je dis que je porte un regard lucide sur tout cela. Ces visions, aussi vives soient-elles, étaient probablement le fruit d’un esprit en crise, un cocktail de privation de sommeil, de traumatisme et de troubles neurologiques. Aujourd’hui, je ne crois plus à cette histoire de vaisseau-mère. Je crois au transport de l’âme et à la vie éternelle. Un pont vers la compréhension. La véritable transformation ne résidait pas dans des révélations extérieures, mais dans une alchimie intérieure : intégrer mon ombre, embrasser le chaos comme un allié et forger une cohérence à partir de fragments.

La philosophie 2.0, née de ce creuset de cultures, est mon legs au monde. Ce n’est pas un dogme, mais un cadre de vie, une synthèse de science, de spiritualité, de technologie et de pragmatisme. Elle nous enseigne que nous sommes des êtres multidimensionnels, capables de co-créer des réalités par l’intention et l’action.

Et maintenant, en cette année 2025, tandis que le monde poursuit son cours, je ressens une profonde paix. Les crises d’épilepsie se sont apaisées, les angoisses nocturnes se sont estompées. Après la perte de ma famille, je suis restée seule, mais dans cette solitude, j’ai trouvé l’unité. Le fisc réclamera peut-être sa part, le monde ses impôts ; j’ai hérité de ma liberté sous la forme de la sagesse.

Lecteur, en terminant ces lignes, n’oubliez pas que la lumière ne vient pas toujours du ciel, mais qu’elle jaillit souvent des ténèbres les plus profondes.

Essayez les outils que j’ai partagés : parcourez ma chaîne pour passer des ténèbres à la lumière, explorez le blog pour trouver la voie à suivre à travers le chaos. Et souvenez-vous : la révolution 2.0 est déjà en marche, discrètement, en vous. C’est ce murmure qui dit : « Tu es bien plus que tes cicatrices ; tu es l’auteur de ta propre histoire. »

Avec gratitude et espoir,

Jan Gloomy – Gloomer2000

« Le monde est un studio, et nous en sommes les producteurs. » – Gloomy, 2025

L’histoire ne s’arrête donc pas là, mais un nouveau chapitre commence, le vôtre.

Et la lumière ? Elle est toujours allumée.

________________________________________________

« Gloomer2000 – Un micro-mémoire en 60 pages »

Du théâtre de rue aux micro-ondes, des camions de cocaïne aux hospitalisations psychiatriques, ceci n’est pas une théorie du complot. C’est ma vie. Jan, alias Gloomy, vous entraîne dans un tourbillon infernal de harcèlement, de psychose et de renaissance. Sans fiction. Sans filtre. Juste la vérité brute, canalisée en rythmes et racontée un à un. 60 pages. 60 cicatrices. Une voix venue des ténèbres qui a trouvé la lumière.

Le but de ce document est de fournir un aperçu objectif de sa vie et du développement de son système de croyances complexe, basé sur ses volumineux écrits autobiographiques, ses publications en ligne et les expériences qu’il a rapportées.

La vision du monde qu’il a développée, la « Philosophie 2.0 », peut être analysée comme un cadre de référence complet et intellectuellement avancé. Ce cadre n’est pas un simple ensemble de croyances isolées, mais un système cohérent et cohérent qui remplit des fonctions à plusieurs niveaux.

#guérisondutraumatisme #éveilspirituel #mémoires #cheminementdeguérison #musiqueélectronique #producteurdemusique #transformationdelaréalité #santémentale #stressposttraumatique #guérisondutraumatisme #spiritualité #bookstagram #amourdesoi #conscience #guérisonénergétique #croissancespirituelle #techno #edm #viedeproducteur #livresspirituels #éveil #survivantdetraumatisme #pleineconscience #loidelattraction #beatmaker #cheminementspirituel #housemusic #occultisme #autoguérison

Leave a comment